La plume et les mots du Gabon

sociolinguistique, discours, littérature, arts

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“Faites de la littérature tout simplement.”

“Pierre Monsard avec mes mots…” 

Ya Pierre, une prière me brûle les lèvres, une dictée obséquieuse me torture, mais je ne puis…ton regard incisif et inquisiteur m’en blâmerait; je ne vais pas me faire engueuler une nouvelle fois, non? Je t’entends d’ici gronder: “ce n’est pas toi!”, “ça ne te ressemble pas, Rodrigue!” me lancerais-tu devant mon visage éhonté. A défaut de savourer une bonne “clope”, tu me communiquerais ta volonté par l’une de ces phrases dont seul toi-même a encore le secret: “tu veux parler de moi? Eh bien fais-le avec tes tripes ou avec ton sang et arrête tes salades!”. Voici pourquoi au lieu d’une prière ou d’un discours pensé, je m’en vais te raconter, conter ce que ton existence a laissé en moi, en chacun d’entre nous.    

 Tout avait commencé par un mot, que dis-je, par un vocable époustouflant de vigueur et de tonicité: “Gaboniaiseries”. Je ne l’avais pas senti comme une vision profonde des “niaiseries” bouffonnes par lesquelles, ici ou là, chez nous au pays, nos vies mornes, chétives et formatées se délitent, s’effilochent au rythme des saisons, au rythme également des contentements alimentaires de toutes sortes. Ivunde, pourtant les acteurs prometteurs de “L’Express” s’en faisaient les hauts-parleurs, ta fameuse “Oraliture” aussi.

“Gaboniaiseries”? Ce fut tout trouvé, bien pensé; j’en entends mieux la vivacité aujourd’hui, plus qu’avant, un peu mieux qu’hier. Yaye, la brèche que tu as laissée ouverte est béante et les héritiers, nombreux maintenant et talentueux, s’en félicitent; des “brigades d’applaudissements” surabondent et l’acclament les paumes en feu; ta création verbale, pour te dire, inspire d’ailleurs quelques beaux textes et ainsi fait proliférer, sous des langues bientôt impertinentes, parfois païennes et souvent langoureuses, des oeuvres poétiques, des monographies érudites, mais surtout des oeuvres narratives que l’on répute “très prometteuses”. “Les Oubliés de la forêt des abeilles”, “Féminin interdit, “Cabri mort n’a pas peur de couteau”, je viens de les ouvrir, quelques “délicieuses insomnies de France” plus tard, c’est encore toi que je vois, le menton et les joues chevelus (l’été uniquement), l’œil en poste de vigie, me commander, comme à ton habitude de magister, d’être sincère et juste en littérature.

Ya Pierre, ainsi l’on te nomme intimement car, en lettres capitales, Pierre MONSARD, ton nom s’écrit, s’épelle depuis toujours, tout au fond de mon cœur, au plus profond de mon être. Etre-Majuscule, tu l’es; beaucoup te l’ont déjà confessé; très humblement, c’est à mon tour: cette dictée sainte s’arrache de mon cœur, ricoche sur mes lèvres et caresse mes oreilles pour te dire “Diboti”. En pensant à toi, en jalousant par avance tes conversations hilares avec Sony LABOU TANSI et tes commerces savants avec Ahmadou KOUROUMA, je brûle pieusement de l’encens devant ton parcours unique…qu’est-ce que vous devez bien vous marrer Là-Haut ! 

  Rodrigue Kaba

28
déc 2011
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Le byere (ou byeri) est le plus important rite initiatique des Fang du Gabon, de Guinée Equatoriale, du Congo et du Cameroun. Mitsim à la quête du byere paternel est un récit étiologique, qui raconte l’histoire de son origine. Récit mythique autant qu’initiatique, Mitsim semble codifier une pratique qui ne pouvait s’offrir que dans le rituel de l’initiation. La construction du savoir qui y est à l’oeuvre se fait par étapes, ce que symbolisent fort bien les différentes épreuves auxquelles est soumis le sujet Mitsim. La grille de lecture choisie, la sémiotique, permet de mettre en exergue à la fois ce qui est manifeste et latent, conjoncturel et permanent, superficiel et profond dans ce texte issu d’une culture souvent mal connue, malgré la profusion de discours qui ne résultent pas toujours de sa connaissance, mais la desservent plutôt.
 

Biographie de l’auteur

Nicolas Mba-Zue est né le 6 décembre 1958 à Oyem. Etudes primaires à l’École Sainte-Anne de Libreville et Régionale d’Oyem. Etudes secondaires au CES d’Okondja et au Lycée d’Etat d’Oyetu, Etudes supérieures à l’Université Omar Bongo de Libreville et Paul Valéry de Montpellier où il obtient, en juin 1984, le diplôme de doctorat de 3e Cycle en Littérature et civilisation françaises. Il est Maître-Assistant au département de Lettres Modernes de l’Université Omar Bongo où il enseigne, depuis 1984, les méthodes critiques.
 
 Cette étude critique et sémiotique est aisée à lire. Bien écrite et formalisée de telle sorte que le lecteur en tire plusieurs connaissances, elle invite tant à reflexion qu’à la comprehension de l’importance de ce rite dans le topos où il est pratiqué.

28
déc 2011

 Après l’intérieur de la nuit ( 2005) , contours du jour qui vient  ( 2006 et goncourt des lycéens) Gonco, Tels des astres éteints ( 2008)  Blues pour Elise ( 2010), Ces âmes chagrines  ( 2011), me voici prete à vous dévoiler ce que je trouve particulièrement singulier dans l’oeuvre de  Léonora Miano ( grand prix littéraire d’Afrique noire en 2011 pour l’ensemble de son oeuvre , à propos de laquelle , elle précise qu’elle n’est pas encore achévée. Voilà l’auteurq ue j’ai choisi de visiter en cette année 2012. J’espère la suivre au fil de mes lectures et de mes analyses. Une invitation à mon voyage vous est d’ailleurs lancé. Commençons par L’intérieur de la nuit et rendez vous dans un mois pour le point.

peterndemby.gifLe Dernier Voyage du Roi de Peter Ndemby
Libreville, mars 2011, Les éditions Maganga, roman 
ISBN : 9782919487011 ; prix 15,00 euros ( 10.000 CFA); Paru le 2011-03-01 ; 157 p. 

Voilà une écriture non seulement fine mais aussi reflexive sur les conditions d’insertion des jeunes et de la prise de pouvoir dans une Afrique gangrenée par la magouille et le manque d’interêt porté à ceux dont les noms ne résonnent pas au sein de l’orchestre gouvernemental. Qui entendra la voix des pauvres, des désargentés, des marginaux et de quelques intellectuels en quête d’un monde où il fait mieux vivre? 

elieelisabethe.jpg La chute du Padouk, récueil de nouvelles publié en 2011 aux éditions odette magnagna à Libreville, soulève avec brio la question de l’homosexualité masculine. En effet  les relations humaines vécues au nord  et truffées de difficultés ( homophobie),  ne sont pas dépourvues de toute dépréciation sous les tropiques. Cette réalité  connue de tous semble cependant, toucher comme sur une corde très sensible, ceux qui s’y trouvent , la vive et se positionnent comme des victimes. Pourtant, il va falloir affronter ce type de relation intime entretenue par deux personnes de même sexe . Cette dernière semble se  developper inexorablement sous les yeux des défenseurs de la vie à deux entre deux sexes opposés. Entre malédiction et conjectures, l’ouverture à ces faits sociaux est semble t-il une possible avancée, car elle sort les ignorants ou les homophobes de leur monde idéal.

Avec cette publication, l’auteur, un enseignant de français de profession, se pose après Angèle Rawiri ( Fureurs et cris de femmes) comme un homme libre, un poète capable de pousser la littérature vers des sentiers moins explorés, dont grillons  de pierres qui parsèment cette voie, sont parfois en inédéquation non seulement avec l’éthique mais aussi avec la morale. 

  La chute du padouk

ISBN 978-2-919487-15-8

prix:7000 cfa, disponible  à Libreville et à Port-gentil, à Paris.

Dr Charnet Mpenga

 

Fiche, Un seul tournant Makosu de Justine Mintsa.

Biographie de l’auteur : Justine Mintsa fille d’un instituteur, est née dans la province du Woleu Ntem  et plus précisément à Oyem, au Gabon  le 9 avril 1957. Son mari fut le premier recteur de l’université des sciences et techniques de Makosu (située dans la province du Haut-Ogooué), socle anthropologique au sein duquel se déroule son roman intitulé Un seul tournant Makosu.  Enseignante de la langue anglaise à l’Université Omar Bongo de Libreville depuis février 1978,  Elle est maître assistante ( 1997)  à la Faculté des lettres et des sciences humaines. Cette romancière  a occupée les fonctions de directrice  de la troupe théâtrale Wolespeare  et de la revue Wawe du département d’anglais et surtout de directrice générale de la culture au ministère de la culture de son pays. Elle est considérée par certains critiques comme  une diva des lettres gabonaises au féminin. « On lui sait gré d’avoir forcé les portes des éditions Gallimard et d’avoir montré la voie à la postérité » (Grégoire Biyogo, Corpus des corpus, Paris, l’Harmattan, 2011). Elle est l’auteur de plusieurs œuvres dont une consacrée à la jeunesse.  A partir de 1996,  et ce pendant plusieurs années elle a présidée l’Union Des Ecrivains Gabonais  ( UDEG). Autour des œuvres de Justine Mintsa. Janvier, 1997,  Premières lectures   

Pays de l’auteur : Gabon Auteur : Justine Mintsa Edition : C.T.C.E. -- Editions Haho Pays d’édition : Togo 

ISBN : 2-906718-70-X Prix : 3.61 EUR Nombre de pages : 42 Parution : janvier 1997 

 Résumé de Premières lecturesCette histoire raconte avec beaucoup de fraîcheur les charmes de l’enfance, le plaisir et la joie de lire. C’est aussi grâce à la pratique de la lecture que la jeune Obone s’éveille à la poésie, au théâtre, à l’amour et à la découverte de la culture occidentale à travers sa rencontre avec Brian. « Une nouvelle à la première personne qui, en quelques pages et avec subtilité, suggère les émotions et les questionnements d’Obone, adolescente éprise de lecture dans un milieu où cela ne se pratique pas. » (Takam Tikou no 10, 2003, p. 67). 

 Larme de cendres, Editions Tira, à Alger,  roman paru en 2011, présenté le 2 décembre 2011 à Libreville. 

Histoire d’Awu (roman)  Histoire d’Awu est une histoire simple : c’est le destin cruel d’une femme de cœur dans l’Afrique rurale contemporaine, entre traditions absurdes et injustices administratives. Mariée à un homme encore jeune, mais veuf, et dont le cœur est encore pris par celle qui a disparu. Awu, en langue fang du Gabon signifie la mort. 

Histoire est servie par une écriture fine et sûre, à une sorte de sérénité malgré les désillusions, la méchanceté humaine, est présent aussi sur la tradition des mœurs en Afrique. Sa vie a filé comme une tragédie, en trois actes rapides. Le temps de faire ce qu’elle devait et tout était fini, arrêté à cette image au-delà de laquelle son existence perdait son sens : « Ils étaient habillés comme pour un bal. Mais ce fut un bal singulier que leur. Un bal plané à la fin duquel, sur les grosses feuilles vertes du superbe kaba ocre, avaient éclos d’étranges roses, grosses, rouges et chaudes ; et, sur la chemise jaune délicatement amidonnée, ruisselait en abondance une encre rouge et chaude, qui emportait dans sa course des promesses et des rêves » Passage magnifique qui revient plusieurs fois dans le livre c’est celui de la baignade dans la rivière. Baignade symbolique car elle symbolise la renaissance. L’importance de l’eau. MAGNIFIQUE Publié par Malice 

Un seul tournant Makosu (journal, roman ) 

Œuvre publiée en 1994 aux éditions de La pensée universelle à Paris. 146p. Puis, en 2004, il a été réédité aux éditions  L’Harmattan à Paris.  Résume : Il s’agit là d’un journal ponctué d’humour et de pathétique d’une jeune femme dans une université d’un pays en voie de développement qui pourrait être le Gabon.
Sous cette forme originale, avec une sensibilité certaine, les problèmes posés par les jeunes universités africaines, avec en arrière-plan politique, une démocratie balbutiante. 

Bibliographie de  Justine Mintsa 1992 : Un seul tournant Makosu , Paris, La pensée Universelle. 1997 : Premières lectures, Lomé, Hahoo, (livre de jeunesse) 2000 : Histoire d’Awu . Paris, aux éditions, Gallimard. 

 Pour en savoir plus sur cette romancière, lisons : Oumdouba Ouédraogo. « Un seul tournant Makousu » Amina 344 (Déc.1998), p.80. Interview. [Consulté le 2 mars 2005]. Pierrette Herzberger-Fofana. « Interview de Justine Mintsa (Gabon) » , Littérature Féminine Francophone d’Afrique Noire. Paris : L’Harmattan, 2000,pp.401-405. 

Naguib Arzel « Roman gabonais : la vérité d’une femme Justine Mintsa Histoire d’Awu » afrik.com mercredi 12 avril 2000. [Consulté le 2 mars 2005]. Pascaline Mouango. « Le ministère de la Culture exhorte les femmes à communiquer avec leurs enfants en langue maternelle » Amina 399 (Juillet 2003) (Supplé p.xx.). Interview. [Consulté le 2 mars 2005].  Quelques critiques 

Le personnage féminin dans Histoire d’Awu de Justine Mintsa 

Justine Mintsa s’affirme comme romancière au service de la tradition et surtout des femmes dans toute son œuvre. Dans Histoire d’Awu, la femme y a une place de choix vu que c’est elle Awudabiran, le personnage éponyme. Si Obame Afane représente l’homme éclairé sur tous les plans, s’il constitue un excellent modèle de réussite sociale, il n’en demeure pas moins qu’Awudabiran son épouse, est l’héroïne principale de l’œuvre. D’ailleurs, ce choix n’est pas fortuit car, en parcourant les notes annexes du roman, on note que l’écrivaine ambitionnait déjà de faire cette création l’œuvre de la femme. Ainsi le roman dressera le statut de la femme dans une société en pleine mutation. La femme, dans une Afrique nageant dans le respect inconditionnel des traditions, est valorisée dans cette œuvre. C’est pourquoi, notre étude s’articulera autour du seul personnage féminin d’Awu (bien qu’il y ait d’autres femmes), peinte avec toutes les qualités d’épouse et de mère ; avec ses vertus qui font d’elle un être qui s’affirme et qui aura finalement une place de choix dans cette société. La tradition est utilisée par certains pour asservir la femme. Mais c’est au nom de cette tradition qu’Awu réorganisera la vie à Ebomane. Nous le verrons à travers cette analyse progressive que la femme jadis, objet dont on pouvait se défaire à tous moments, est en fin de compte le seul salut possible de l’homme. I-La femme prise comme objet 

Dans la ville d’Ebomane comme dans toutes les contrées Fang, la femme est souvent chosifiée car elle est considérée comme étant la possession de l’homme qui aura payé cher sa dot. Cela se justifie dès la page 12 « en échange de leur fille, la famille a reçu une somme rondelette, des pagnes, de la boisson et du bétail en quantité respectable… ». Ce passage nous plonge dans un vieux débat, celui de la pratique de la dot ou non. La femme en se mariant a donc un devoir de soumission et d’abnégation face à tous ses beaux-parents. Elle est partie intégrante des objets de son mari. C’est pourquoi, après la mort d’Obame Afane, Nguéma Afane qui est l’héritier des biens de son grand frère, devient automatiquement le possesseur de tout ce qui a appartenu à son défunt frère, dont Awu sa femme. D’ailleurs, il entend traiter celle-ci comme sa propriété. Cela continue pendant les funérailles et, on note avec effroi les supplices et l’humiliation dont est victime Awu, cette femme qui s’est durant des longues années sacrifiée pour le bonheur de son époux et de toute la famille. Mais la mort venue, ses beaux-parents se transforment en tortionnaires en la dénudant, la dépouillant de ses biens et, en lui introduisant le piment dans la porte de la vie. Awu est remerciée en monnaie de singe après tous ces sacrifices. Mais, elle va très vite de se reprendre et montrer aux yeux de tous que même en étant femme on a voix au chapitre. II- La femme amoureuse La lecture de l’œuvre s’ouvre sur une scène qui semble banale. Il s’agit d’Awu qui est entrain d’accomplir un acte quotidien, celui de faire de la couture. En effet, elle s’y applique et y croit car, de la même façon qu’elle transforme le tissu en vêtement, elle entend employer cette méthode magique pour construire sa vie, et celle de toute sa maison : « le point de chainette était plus que jamais le point de l’amour, le point de la vie ». Oui l’amour est ici célébré et Awu y croit pour bâtir solidement son couple. Pendant que pour sa bonne foi et sa bonne moralité Obame Afane « mettait un point d’honneur à être un bon père et mari responsable », Awu quant à elle refuse les artifices. Elle se veut bonne épouse et bonne mère par le cœur. Ce sont les principes qu’elle essayera d’inculquer à ses enfants pour leur épanouissement. L’écrivain fait ainsi du personnage féminin un idéal,un modèle absolu. On a envie de dire il vaut mieux être une femme car celle-ci est le garant de la stabilité, paix et de la prospérité du foyer. On s’aperçoit qu’Awu n’est pas une personne ordinaire tant ses qualités débordent les limites du réel et de l’imagination. Comme la plupart des jeunes femmes d’Ebomane, Awu s’engage dans le mariage très jeune (18 ans), et a des rêves pleins la tête. La romancière la classe parmi ces femmes aspirant au prince charmant. Celui d’Awu est Obame Afane dont elle est réellement amoureuse. Mais même cela c’est une nouveauté car les femmes dans nos sociétés traditionnelles n’avaient pas le temps de vivre des histoires d’amour romantiques. Awu aime et voudrait être aimée de son mari sans condition. Mais l’image de Bella, la première femme d’Obame est toujours présente dans l’esprit de ce dernier. Aussi, Awu est-elle malheureuse « bien sûr, elle l’avait pour elle seule toutes les nuits, mais le soupçonnait d’être ailleurs pendant qu’il se donnait à elle ».P13 Femme romantique, dévouée, fidèle, Awu croit en l’amour. Mais l’amour est ingrat vis à vis de la jeune femme. Awu se refuse à n’être qu’une « poule pondeuse », un objet de plaisir. Doit-elle toujours faire plaisir à l’homme et souffrir en silence ? Le rêve d’Awu est simple : « qu’un jour son mari la tienne par la taille et la serre très fort, à lui faire perdre le souffle ».p15 Mais il s’agit d’un rêve et, il ne se réalisera jamais car son amour partira très tôt. En dépit de toutes ces frustrations, Awudabiran ne démord pas, ne faillit pas à sa tâche. Jusqu’à la fin de son parcours avec son époux, elle rayonnera de bonheur et, amènera ses belles-sœurs à l’admirer et même à la défendre au besoin. III- Un monde au féminin 

Histoire d’Awu présente la femme comme un véritable support, qui garantitle rayonnement de la société. La femme est non seulement le pilier du foyer mais aussi celui de la société toute entière. Comme le dit Aragon «  l’avenir de l’homme est la femme  ». Et, l’avenir d’Obame Afane et de sa famille semble bien être ici Awudabiran. Le projet de la romancière n’est pas de changer les règles établies depuis des générations où l’homme serait le chef, mais de montrer que la femme est un être à part entière, qui ne s’oppose pas l’homme (pas un adversaire), mais qui se révèle être l’amie, le partenaire de l’homme. Ils sont complémentaires. Ainsi dans le roman, Awu veille à ce qu’il ne manque rien à la maison et à son mari. Elle vient en aide financièrement et moralement à toute sa famille dans la plus grande discrétion car elle sait où est sa place. La femme ici a l’image de la mère ; la mère de tout le monde. En définitive, en associant tradition et modernité, la romancière Justine Mintsa a voulu dévoiler aux lecteurs que nous sommes, la femme dans toute sa splendeur. Lire Histoire d’Awu c’est donner la parole aux femmes et, croire que l’homme et la femme ne font qu’un, une seul et unique personnePar Tyte Marie MABOUMA 

6
nov 2011

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Dans l’article suivant, la presse parle de la dernière publication de Nza Matéki aux éditions Alpha. Bien plus, nous publions ici un article paru dans  le journal féminin Amina paru en avril 2009 et dont un article est consacrée à Félycité Minkoué une jeune gabonaise dont l’une des ambitions est la publications de ses manuscrits.

irnedemb.jpg La femme poison”, tel est le titre du premier roman que cette enseignante de formation vient de commettre aux éditions Abdon Macaya à Libreville.

Irène Dembé. Le nom n’est pas inconnu des millions d’auditeurs de la chaîne panafricaine de radiodiffusion Africa n° 1. Celle qui est l’animatrice vedette des émissions “Tendresse”, un programme destiné aux âmes en quête d’amour et d’amitié diffusé tous les dimanches à 21h10 et “la Transafricaine”, un magazine consacré à l’actualité culturelle du continent et de sa diaspora à travers des reportages et interviews, diffusés le samedi à 9h10 temps universel, vient de faire un saut périlleux (?) dans l’univers des belles lettres. Un roman, le premier bébé littéraire, est intitulé “La femme poison”,en guise de rampe de lancement d’une aventure éditoriale qui va, nul doute, se poursuivre. Pour cette entrée en matière, les éditions Abdon Macaya basées dans la capitale politique gabonaise, Libreville, ont mis le pied d’Irène Dembé à l’étrier. “La femme poison” est la peinture romancée d’une satire sociale. Plusieurs ressorts thématiques fondent une parturition artistique qui vaut son pesant d’or. Irène Dembé assène un coup de massue sur la dépravation des mœurs, à la débauche, à l’alcoolisme… Des vices qui cancérisent de plus en plus, non seulement la société africaine postmodernité, mais aussi qui ont pignon sur rue dans les quatre coins de la planète terre.

C’est ainsi que la romancière fustige certains comportements de la gent féminine. Elle relève avec force arguments que beaucoup de “femmes ont tendance à oublier qu’elles ont un rôle important à jouer, s’agissant de l’épanouissement de la société. Certaines de nos sœurs tournent le dos à la dignité, oubliant qu’elles sont porteuses de vie et de surcroît éducatrices. Qu’adviendra-t-il si cette femme qui est censée transmettre des valeurs nobles ne connaît que la perfidie et la débauche ?” s’interroge-t-elle avant de décliner une réponse pas dénuée de toute pertinence. “Le monde sombrerait dans le chaos”. Le livre, conclut-elle, “est donc une invite à un Par xation sur l’argent. Cet argent qui est à l’origine de nombreuses tragédies : les décès et la folie.

Engrenage infernal

La trame de “La femme poison” tourne autour de Malamba, une jeune fille née dans les faubourgs de Landa, une ville côtière située au centre de l’Afrique. A Landa, les barrières qui séparent les classes sociales sont grandes. Il y a comme une sorte de fatalité .Quand on est issu des bidonvilles, il n’y a plus rien à attendre de la vie. Les jeunes garçons se noient dans l’alcool et consomment du chanvre indien à longueur de journée. Les filles, quant à elles, tombent enceinte avant même d’avoir 16 ans. Cependant, Malamba ne partage pas cette vision pessimiste de l’existence. Elle veut sortir de cet engrenage infernal. Elle fait le serment d’y parvenir par tous les moyens. Réalisant que la nature l’a dotée de formes particulièrement exquises, elle se sert de son corps. Les riches sexagénaires sont les proies de la belle qui multiplie les conquêtes amoureuses. La jeune femme devient une véritable experte dans l’art d’abuser de la faiblesse des hommes. Ces derniers sont envoûtés et capable de déposer monts et merveilles aux pieds de cette ensorceleuse. Malamba, femme insensible, ne se soucie guère de savoir si les actes qu’elle pose sont bons ou mauvais. Elle voue un culte à l’argent. Et n’hésite pas à écarter de son chemin toutes les personnes qui s’opposent à sa quête.

Jacques, l’un de ses amants, sombre dans la folie, ne supportant pas le dédain de celle qu’il considère comme une véritable déesse. Idouka, une autre victime de la belle, perd toutes ses ressources financières. Ndiaye, le multi millionnaire, assassine sa propre mère pour qu’il n’y ait plus d’obstacle entre la jeune femme et lui. Malamba sème la désolation autour d’elle. La compassion ? La probité morale ? Tout cela n’a pas de réel intérêt à ses yeux. La belle quitte le toit paternel sans le moindre remord. Et parvient à mener une vie de reine. A la mort de son époux Ndiaye, elle devient immensément riche. Mais les années passent et la belle ressent un mal être. En dépit des billets qui s’étendent à perte de vue dans son coffre fort, il y a un manque que Malamba essaie de combler. Alors qu’elle est âgée de 50 ans, elle tombe éperdument amoureuse d’un étudiant âgé d’une vingtaine d’années qui sera assassiné par un rival fou de vengeance.

“La femme poison”, est un roman qui interpelle les consciences et donc destiné à toutes les composantes de la société. Une posture qui trahit par ailleurs les nombreuses casquettes qu’arborent fièrement l’écrivaine. Enseignante, animatrice radio, responsable de plusieurs structures associatives, Irène Dembé affiche sa passion pour l’écriture. Pour un coup d’essai…Un coup de maître ? Les lecteurs le diront !

Par Alain NJIPOU(Le Messager)

Irène Dembé, La femme poison, éditions Abdon Macaya, Libreville, 2010, 1500 exemplaires.

2
nov 2011

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 Moughi, cité orpheline et sans âme, sale et corrompue, visage honteux d’un pays d’Afrique victime de son gouvernement sanguinaire. Reporter pour un journal d’opposition, Dazo Mbingui dénonce un trafic d’organes destiné aux gris-gris des hautes sphères du pouvoir. Traqué par les autorités, jusqu’où ira-t-il pour faire éclater la vérité?

 Entre meurtres en série et crimes d’état, Maurice Mouckagni Mouckagni signe le combat perdu d’avance d’un David contre Goliath. Thriller nihiliste, roman d’aventure, ou encore critique sociopolitique, « Le Cri du crime » est tout à la fois. Une enquête désespérée pour la justice et la liberté qui trouve son point d’orgue lors d’un final glaçant…

Biographie: cet auteur est née le 30 décembre 1958 à  Mouila ( Moutassou) au sud du Gabon. Il est enseignant d’Histoire géographie.

 Son oeuvre est publiée aux éditions Publibook, à Paris, en 2010 et compte 152 pages

Prix : 18 €  -   ISBN : 9782748348446  -  Roman d’aventures

ednamereyapindaw.jpg  cereflet.jpg  Edna Apinda auteur de :

Imya petite fille du Gabon, Ce soir, je fermerai la porte, Garde le sourire, Des contes pour la lune et ce reflet dans le miroir présentera et dédicacera ces oeuvres sis à la salle polyvalente de la mairie du 1er arrondissement à Port-Gentil. Cette présentation sera assurée par  Ernest Nziengui, spécialiste de la chanson à texte ( Brasssens, Université de Clermond Ferrand ) et de Davy Moussavou enseignant au Lycée Raponda walker de Port-gentil à partir de 16 h. Sis derrière l’Ecole Nationale de commerce de Port-Gentil.

Entrée gratuite.

2
nov 2011

effah.jpgcharlineeffah.jpg  La romancière Charline Effah sera au salon de Gaujac  pour la présentation et la dédicace de Percées et Chimères. De 9h-17h. A bientôt. Soyez Nombreux.