La plume et les mots du Gabon

sociolinguistique, discours, littérature, arts

10 novembre, 2007

les Gabonais et la lecture

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 13:00

La lecture est un acte personnel, est-ce  la seule raison capable de justifier le désintérêt de  plusieurs nationaux à l’égard des livres et surtout de leurs contenus?

 Selon notre intervenant, d’autres raisons pour lesquelles certains Gabonais ne lisent pas:
- la concurrence des séries télévision.
- la concurrence des maquis et autres lieux de réjouissance.
La lecture semble isoler quelque peu dans une société (africaine) ou l’oralité passe avant tout. D’où dans notre pays, l’abondance de groupe de Hip-Hop au talent remarquable et autre artiste.
On achète volontiers ces cassettes et disques. Quand aux livres, nombreux sont (dans mon entourage pour ne pas aller loin) ce qui les achète et les oublie aussitot. J’écris, mais il n’est pas dit dit que je sois lu par mes proches. Ils achètent certes les livres, mais simplement pour le posséder sans réelle intention de le lire. Il faut le dire. Juste envie de dire que l’on connait l’auteur.
une idée a circuler récemment (émise par un directeur de collection chez Gallimard) : 1 goutte de pétrole pour 1 livre.
il s’agissait de demander aux deux pays pétroliers que sont le Gabon et le Congo de financer le voyage du livre, pour le rendre moins cher. ainsi, le prix du livre pourrait etre plus accessible.
Il est vrai qu’un roman comme celui de Bessora *Petroleum*, qui vaut d’etre lu coute ici, à mon avis un peu trop cher pour un lycéen ou un étudiant qui voudrait se l’acheter: aux environs de 19 mille cfa.
 
Si le livre coutait moins cher, les Gabonais liraient-ils plus????
C’est à voir.
 
M-A-E.

http://www.formation-profession.org/files/508/articles/chronique_francais.pdf?PHPSESSID=40d1aac9563d129dde894fea5654e1a4

Pour savoir pourquoi un certain désinteret à la chose littéraire est croissant au Gabon, lisez ces éléments offerts par Armel Nguimbi.

 

4 réponses à “les Gabonais et la lecture”

  1. Isis dit :

    c’est vrai qu’il revient moins cher aujourd’hui de s’affaler devant les séries télévisées à la mode que de lire un livre.
    ce qui est paradoxal dans tout cela, c’est que comme vous pourrez vivre et raconter un roman que vous avez lu, de même les gens le font de tous ces films qu’ils regardent à la télévision.
    mais, lorsque l’on pense richesse et épanouissement intellectuel, rien ne vaut un bon livre d’où l’on tire amélioration de son vocabulaire et de son orthographe.

    certaines oeuvres d’auteurs Gabonais sont au programmesdes lycées et collèges (une bonne chose comparée à l’époque où j’étais collégienne). un effort est fait sur le prix des livres (abordable, me semble-t-il) 4 à 5 ou 8 mille cfa.
    le livre importé lui reste à un prix un peu élevé.
    1 goutte de pétrole pour 1 livre… j’ai entendu cette idée à la télévision. j’aimerais bien voir ce que cela donnera.

  2. Muj dit :

    A mon avis il n’existe pas une véritable politique du livre au Gabon. Comment comprendre que les pays sans pétrole comme le Sénégal, Mali et Burkina ont une meilleure politique culturelle que nous. L’argent et le pétrole ne peuvent substituer à notre manque de créativité rationnelle, créativité même. Aussi il faut dès le jardin et le primaire initier les enfants à la lecture. Les écoliers doivent lire plus de livre que ceux inscrits dans leurs programmes scolaires. Chaque mairie arrondissement devrait posséder une librairie qui fonctionnerait sur les fonds propres de cette institution.
    Nos artistes doivent aller vers le public, les écoles pour promouvoir leurs productions artistiques…De plus la littérature en elle-même un style de vie auxquelles les parents, les maitres d’écoles, professeurs, administrateurs de la cite, décideurs politiques doivent adhérer a l’esprit du livre.
    J’observe qu’il est difficile de se procurer des livres gabonais sur le marché. La disponibilité et le manque d’un marketing agressif du livre sont aussi d’autres lexèmes à ce mal. La télévision et radio gabonaise aussi devra promouvoir les livres que de laisser passer la musique en longueurs de journées, encore il faut que nos animateurs radio télévisés soient formées à cette mission.

  3. Pour ma part, je le dis, les livres gabonais sont sur le marché et j’indique les points de ventes sans nier le manque éffroyable de marketing autour de la culture livresque au Gabon . Toutefois, la question des mairies qui manquent de bibliothèques est un véritable handicap. Et si chaque mairie se dotait d’un bibliobus qui sillonnerait les quartiers, les arrrondissements? Il y a beaucoup de nationaux qui aimeraient bien lire pour se cultiver et s’aérer l’esprit. Qu’en pensez-vous

    - Les enfants doivent lire en plus, des livres qui ne sont pas au programme scolaire. Qui doit les acheter? Où lire?

    On le sait, nombreux sont les Gabonais qui ont du mal à trouver un endroit où l’on vit « decemment », et où on peut trouver éclairage le soir venu, pour se donner à la lecture. Il n’est pas non plus prouvé que ceux qui gissent dans les maisons cossues et luxueuses ont une culture livresque des plus significative. D’ailleurs certains s’ennuient dans cette opulence qui ne propose parfois rien de consistant.

    - Les parents doivent donner à leurs enfants l’envie de lire.
    ces parents, lisent-ils ?
    - Que lisent-ils? Journeaux de propagande politique? roman photo? roman érotique? Quels rubrique lisent-ils dans le quotidien national? Faits divers? Nécrologie? Communiqués? un article sur le conseil des ministres?

    - Quel temps , les parents disposent -ils pour s’occuper dela culture de leur enfant? Combien de parent amènent leurs enfants à lire un livre?

    Parent et enfant, ont-ils des discussions autour d’un livre fut-il un livre de contes?

    - Dès la maternelle, les enfants doivent lire.
    - Quelle est la place de la littérature enfantine au Gabon?
    - Qui peut offrir à ses enfants des livres des 1ers âges?
    - Combien coutent-ils?

    Voilà mes questions. Si vous avez des réponses, merci de me les donner à lire

  4. Azokhwa dit :

    Tu sais, je suis fan de petits weekend, crêpes, légumes, bananes, tubercules sucrées le tout accompagné des belles discussions autour d’une oeuvre et particulièrement gabonaise et ce au Gabon ou en France.

    Les adeptes de ce genre de soirée ne manquent pas. Cependant, je suis effarée de constater que ceux qui y participent sont des enseignants ou des personnes de  »bonne » situation sociale, il faut dire que certains enfants de  »cadres » aiment bien ce genre de soirées sympathiques que au départ nombreux taxaient de secte fétichiste, parce que calme et que les personnes qui y viennent ne sont pas de grands bavards sur la gente féminine.

    Aujourd’hui que je suis en occident depuis un bon moment, tous sont unanimes pour dire que cela manque énormément et fais sortir les gens du train train quotidien plat et monotone. Avec ce genre de petites retrouvailles, la mélancolie était lointaine et le goût de se faire entendre des autres était vital.

    Il ne faut surtout pas croire que le livre coute moins cher en France. J’ai acheter le livre de madame Ngou à 25 euros , le dernier polar de Janis otsiémi à 22 euros. Pour te dire que ce n’est pas donner. Mais on fait tout pour avoir une petite bibliothèque complète du moins en ce qui concerne les nationaux.

    C’est vrai que le livre ne coûte pas cher en Afrique, pour permettre une forme de vulgarisation de la culture

    Mais hélas! nombreux s’engouffrent dans l’alcool, et le pire c’est que ce n’est pas dans les bars que l’on peut prendre le temps de la reflexion personnelle et rencontrer d’autres individus qui peuvent certainement nous offrir autre chose qu’un verre de bière, pour noyer notre sempiternelle misère .

    Bref, tu as compris et merci de reconnaitre que le prix du livre au Gabon est très étudié pour qu’enfin, il puisse toucher de nombreuses classes sociales.

    Il faut aussi se dire que la question de l’entretien d’un livre pose aussi un certain nombre de difficultés.

    Il est honteux de voir le livre d’une élève de terminale, tâchée d’huile et de tomate. Le pire c’est qu’elle ne s’en offusque pas.

    Un livre est un bien qui doit être propre pour susciter l’envie de lire et le plaisir de garder en état de propreté ce bien acquis au prix de quelques dépenses pécunaires.

    Les librairies par terre, je ne suis pas contre cela , dans la mesure où ceux qui détiennent les modestes revenus ou non peuvent y dénicher les perles. Mais ce qui me choque, c’est le trafic qui entoure ces oeuvres exposées à même le sol et dans des conditions exécrables. Ce genre d’entrepot de livre, ne véhicule pas une culture du livre, en tant que trésor.

    Observe un peu cher ami, les grands de ce monde, ils ont toujours une bibliothèque bien rangée. Cela n’annule pas le fait qu’ils ont une cave pleine de bons et grands vins, de plaisants et somptueux champagnes. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils s’ennivrent aveuglement au quotidien.

    Laissons un peu les livres et rentrons dans les cuisines de certaines de nos compatriotes, fussent-elles des filles de riches. On remarquera avec désarroi, un désordre inouie. Une incapacité notoire à rendre et à maintenir propre, un lieu aussi prisé et personnel à la fois. Les grains de riz trainent partout. Les feuilles de manioc trimbalent sur le plancher. Au point de faire dire à Mabick-Ma-Kombil,  » Où poser le pied? Je ne veux pas que ma paire de chaussures, achetée au prix d’énormes sacrifices se retrouve envahie par des grains de riz huilés. Quelle horreur! Et avec ça, elles espèrent le prince charmant? Celui qui viendra là, déchantera de suite »

    Que l’on se dise les choses. Tout est question de goût et de saveur. Le livre, est à traiter aussi bien qu’un tissage que l’on se serait fait posé chez la coiffeuse. Il faut y mettre le prix. Pour être belle, non seulement sur sa tête mais dans celle-ci aussi.

    Crois-moi, nombreuses ne savent même pas se tenir à table. Encore moins en ériger une, proposer des recettes simples, faciles à réaliser, nutritives sur le plan alimentaire et capables de plaire. Le tout dans une proprété très pointue.

    Revenons au livre pour te dire cher adepte des livres ceci:

    Merci de constater que le livre est un tout: un bien, un prix, une propriété, une  »culture » qui donne à nos vies, un parfum dont elle a besoin pour mieux éclore.

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