La plume et les mots du Gabon

sociolinguistique, discours, littérature, arts

27 mai, 2008

Le bruit de l’héritage en poche: Jean Divassa Nyama à Port-gentil

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 8:48

couvbruitsmall.jpg            Le Bruit de l’héritage                                divassa.jpg

  L’écrivain Jean Divassa Nyama se rendra à Port-gentil  le  16 juin .  Il est attendu au Lycée, Raponda Walker et à la Bibliothèque Municipale. Il présentera Le bruit de l’héritage en colection poche. Ce dernier sera vendu au prix de 6000 Cfa

  Dans l’attente d’un nombre conséquent  d’exemplaires de ce format de l’oeuvre, la  promotion ne se fera à Libreville qu’après reception des ouvrages.

nyyama.@yahoo.fr

26 mai, 2008

Brice Koumba levy s’interroge sur: Ecrire à quoi cela sert-il pour un peuple alliéné comme celui du Gabon?

Classé dans : critique et analyse — azokhwaunblogfr @ 16:49

La littérature gabonaise, à vouloir la considérer comme évidement du sens, devra passer par une remise en cause profonde et radicale de tous les discours d’aliénation et se frayer, à partir du vide, c’est-à-dire du chaos, un chemin qui sera le sien propre. Et pour cela elle devra se faire littérature de l’inconnu pour une reprise à zéro de l’histoire.    La littérature gabonaise est-elle prête à se faire littérature de l’aurore ? Lucien Goldmann dit qu’à travers un écrivain, c’est la société tout entière qui s’exprime et qui devient pour ainsi dire le véritable auteur de son œuvre. Une société aliénée, pacifiée, c’est-à-dire rendue pusillanime, une société rendue réceptrice à tous les abus, ayant perdu le sens des priorités, ramenée au bas degré de l’humanité en préférant se battre pour une cuisse de dindon ou encore pour un simple tee-shirt sinon une canette de bière, au lieu d’être attentive à un idéal de prospérité commune, une société qui à la place du redoutable et menaçant « plus jamais ça ! » Clame gaiement « on va encore faire comment… », une telle société est-elle capable d’inspirer une grande œuvre ?  Oui, à mon avis. La société gabonaise peut être productive d’une oeuvre qui dit le vide et le néant. Encore faudra t-il tout reconstruire puisqu’il n y a de route dans La Mouche et la glu. Puisqu’il n y a pas de bibliothèque universitaire digne de ce nom dans le Grands-croix, encore moins l’espoir de servir son pays une fois les diplômes acquis dans Le Savant inutile,  le désespoir de jouir de sa retraite dans Histoire d’Awu Les difficultés des intellectuels et des personnes capables de travailler pour la bonne du pays,  de le  regagner le pays dans Et si les crocodiles pleuraient pour de vrai, l’impossibilité de se soigner  à des frais raisonnables dans Sidonie,  La misère, la déscolarisation des jeunes, la prostitution, dans Les Matitis… qui signent en fait la suffocation, la néantisation, le chaos et partant la mort et le vide.  

  

ANALYSE PROSPECTIVE DE LA SITUATION TRAUMATIQUE DES NATIONS ANCIENNEMENT COLONISEES D’AFRIQUE NOIRE: LE CAS DE FAM

Classé dans : critique et analyse — azokhwaunblogfr @ 7:51

mbazookassa1.jpg Par Paul Armand NTOGUE

Si Chantal Magalie MBAZOO KASSA n’avait préféré la capacité du roman à « mobiliser sur la base du récit tous les moyens, rationnels et irrationnels, narratifs et méditatifs susceptibles d’éclairer l’être »[1] pour vider le contenu de son cœur débordant[2], elle aurait sans doute rédigé un essai de prospective politique analysant la situation traumatique des nations anciennement colonisées (d’Afrique noire ?) et indiquant la thérapeutique à appliquer en vue de les sortir de leur léthargie actuelle ; car c’est bien de cela que traite la deuxième œuvre de fiction de cette femme fortement marquée par les professions hiératiques- d’enseignante, qui modèle les esprits et de journaliste, herméneute de l’actualité- qu’elle a choisi d’exercer

POUR ENTRER DANS L’ŒUVRE : LECTURE METHODIQUE DE LA PREMIERE DE COUVERTURE

La projection dans l’à-venir, dans le non encore existant, mieux, l’incursion dans ce qui doit arriver apparaît bien dès le titre « FAM !» dont la modalité exclamative conjoint au sémantisme du mot (FAM=homme) dans la langue de l’auteur (le dialecte NTUMU du continuum linguistique FANG- BETI) peut se révéler riche de significations ; il pourrait ainsi manifester le regret, face à l’absence d’hommes, de vrais hommes ou d’hommes capables ; tout comme il pourrait exprimer un ardent et fervent désir de voir de tels hommes émerger pour induire une dissipation totale des épais nuages qui semblent restreindre l’éclat du soleil du bonheur et de l’épanouissement du commun des mortels. On comprend ainsi que la symbolique antithétique des nuages sombres et du soleil éclatants (tous symboles qui illustrent la première de couverture) préfigurent à n’en point douter le combat –éternel et manichéen ?-entre les forces du mal et celles du Bien dont l’oeuvre rend très probablement compte.

 AU FIL DE L’ŒUVRE

1. Résumé de l’intrigue et dynamique actantielle.

Le récit

FAM ! est le récit d’une quête…du pouvoir politique, pouvoir politique perçu comme inducteur d’épanouissement collectif. En effet, il s’agit du récit du parcours d’un cadre du nom de FAM Y ‘ELIK TARA[3] frais émoulu d’une université occidentale qui rentre dans son pays natal, SY, titulaire d’un doctorat en Sciences politiques en compagnie de son épouse, EWIMANE, elle-même docteur en psychologie. Leurs espoirs d’intégration sociale (surtout professionnelle) disparaîtront progressivement comme une peau de chagrin au contact des paradoxes et contrastes d’un pays véritable « paradis de l’absurde et de la contradiction », « cimetière des vouloirs » (p. 49). FAM butera sur ce que son grand frère, OZAN, appelle « les dures réalités de SY » et sera surtout confronté à l’illisibilité des critères de mobilité sociale ; « Je réalisai avec dégoût, confesse son amis NDONG, que de jeunes loups aux dents très longues mais à la tête bien vide se succédaient aux commandes des entreprises privées et publiques ainsi que de celles de l’administration centrale ; alors que moi, pourtant Docteur en Relations internationales, traînais quotidiennement mes savates dans les quartiers pourris de la capitale . »(p.31). N’eut été un concours de circonstances (la démission de sa femme du poste de secrétaire à la SNVM, Société Nationale des Vins de Mais, dépité par le harcèlement sexuel de son patron), l’entregent de son ami DIBALA (qui l’introduit à son corps défendant dans le cabinet du ministre de la communication) sans oublier le coup du sort (qui fera en sorte qu’il y soit nommé conseiller politique et succède plutard au titulaire du poste) ce citoyen ne serait jamais devenu « titulaire d’un numéro matricule à la fonction publique» (p.47).

Une fois à l’intérieur du système, FAM sera pris de « nausée » (p.48)du fait des « pratiques « budgétivores » , de « l’égoïsme des hommes politiques, toutes tendances confondues » (p.54) et à cause de l’intolérable largeur du fossé qui sépare les deux parties qui composent son SY natal ; d’une part « SY des riches, composé d’un petit noyau d’élus selon des critères occultes » et d’autre part « SY des pauvres, représentant la majorité populaire oubliée, méprisée et spoliée »(p.90). Constatant que son pays est sous le coup d’une « conspiration presque démoniaque » (p. 55), et répondant en quelque sorte à l’appel de la patrie, il lance un mouvement politique d’idéologie humaniste, anti- libérale et patriotique – le Front National de SY- qui le conduira au pouvoir. Il y parviendra non sans avoir échappé à une tentative d’assassinat politique (qui ramènera à sa conscience son réel potentiel mystique, son EVU), après avoir essuyé une première annulation de sa victoire à l’élection présidentielle et négocié secrètement avec le Grand Créateur, son bourreau d’hier.

L’histoire s’achève dans une ambiance à la fois de liesse populaire de célébration de la victoire du FNS sur « l’armée de la mort » (p.167), d’amnistie des pontes de l’ancien régime et sur les perspectives d’une vie joyeuse au sein du nouveau couple présidentiel (FAM / EWIMANE).

Ainsi, pour linéaire que cette intrigue paraisse, elle n’en est pas moins entrecoupé d’ analepses (sur l’ascendance d’EWIMANE ou sur le contexte de l’ingurgitation de l ’EVU par FAM respectivement aux pages 36 à 42 et 111 à 112) de digression (sur le contexte de rencontre et les conditions de séparation du couple NDONG des pages 25 à 30 ) de monologues intérieurs méditatifs ou lyriques et de débats polémiques sur un certain nombre d’actualités éternelles ( le patriotisme à la page 7, la pureté et la compromission aux pages 22 à 24, la féminité comme levier de promotion- réalisation sociale aux pages 62 à 66 , l’ évanescence de la beauté physique aux 69 et 70, l’égalité des sexes aux pages 80 à 87 ). Cette narration laisse aussi place de temps à autres aux réflexions portant sur des préoccupations localisées telles le communautarisme africain aux pages 18 à 19 et la gouvernance électorale sous nos latitudes à la page 49

 La dynamique actantielle

En dépit de ces interruptions dans la continuité de la narration, on convient aisément que nous sommes en présence du récit d’une quête réussie qui prend les allures d’une véritable révolution ; on passe ainsi de « l’Eldorado perdu qu’était SY » (p.131) sous le règne du Grand Créateur à l’ « Eldorado reconquis » (p. 168) au lendemain de sa chute. Le principal artisan de cette transmutation sociale n’est autre que le personnage principal, qui du coup apparaît comme un héros ; celui-ci s’est appuyé sur les acquis de sa formation universitaire de troisième cycle et a puisé dans les ressources multi- séculaires de l’ésotérisme constructif traditionnel de son terroir ; il a par ailleurs su conjoindre son patriotisme, son courage, sa détermination, son intégrité morale et son humanisme à la constante sollicitude de son épouse (tous facteurs qui constituent ses adjuvants) pour vaincre l’apathie généralisée qui semblait tétanisé une population de SY ravalée au rang de « Maboules heureux »[4] . Par la même occasion il a pu terrasser l’obscurantisme et l’anomie érigés en modes et finalités de gouvernement par le Grand Créateur et ses sbires (ensemble des opposants du héros). C’est par cet ultime effort qu’il a pu accéder à l’objet de sa quête qui était le pouvoir politique, estompant par le fait même les sentiments de compassion et l’impression de non assistance à peuple spolié et clochardisé (destinateurs de l’action du héros). Et la satisfaction de FAM- le héros n’est complète que dans la mesure où son accession au pouvoir revivifie le peuple, véritable destinataire de son action[5] .

[4][5]2. Le personnel du roman

On a pu le déduire de ce qui précède, le personnel de ce roman est certes diversifié, mais il gravite essentiellement autour de la paire FAM / EWIMANE. Une étude globale de l’ensemble de ces personnages, permet de les envisager en trois catégories.

Il y a d’abord les parents et collatéraux de ce couple ; ce sont OZAN, le grand frère et son épouse qui accueillent le couple à son retour d’Europe, ELATE l’oncle et chef de village auprès de qui FAM ira revigoré son bagage mystique et toute la panoplie de cousins, de tantes et d’oncles qu’il (re)découvre à cette occasion, MOYISSI, la belle- mère (décédée ? le texte est muet à ce sujet) dont le rôle déterminant dans le moulage de la personnalité d’ EWIMANE est ressorti, le père de la même EWIMANE dont on ne dit pas grand chose, ESSILA, la belle sœur pragmatique qui paie de sa vie ce pragmatisme. Il y a ensuite les amis parmi lesquels DIBALA, l’aiguillon sur le scène professionnelle et plutard collaborateur fidèle dans le FNS, NDONG l’ancien défenseur des causes nobles reconverti dans la luxure et la course à l’enrichissement personnel caractéristiques de l’élite syenne. Il y a enfin les acteurs politiques notamment BINGATE, le ministre de la communication et lointain parent du personnage principal qui coopte ce dernier dans son cabinet, le tout puissant Grand Créateur, fondateur du PDS, l’attirail des membres de son gouvernement et le conseiller DUPONT architecte secret de la transition en douceur entre le Grand Créateur et FAM. Mais ce n’est pas tant ce listing plus ou moins exhaustif des personnages qui intéresse, c’est surtout le constat selon lequel la plupart de ces personnages donnent à voir un aspect de la perception que l’auteur a du monde, de ce qu’il est ou de ce qu’il devrait être.

FAM, le Messie rêvé des nations nègres post- colonisées

Dans cette entreprise de dévoilement de ce qui peut apparaître comme les convictions de l’auteur, FAM se présente finalement comme un modèle social, le modèle du leader politique, véritable messie au sens de celui qu’attendaient le juifs au début de notre ère, un être qui serait venu les libérer de l’oppressante et avilissante colonisation romaine. Ne voit- on pas FAM, juste au lendemain de son arrivée à la magistrature suprême, prendre l’engagement sincère et solennel (en conseil des ministre) de « rompre avec un passé triste et honteux (…) pour une reconstruction d’un eldorado » (p. 168) ? Par cet engagement on le voit enfilant le vêtement d’un MOISE sortant le peuple de Dieu de l’esclavage égyptien pour le conduire vers la terre promise, CANAAN, rebaptisé pour la circonstance « eldorado »[6]. FAM est dès lors l’étalon de l’élite politique souhaitée pour les jeunes nations post- colonisées Africaines.
Le portrait qui découle de lui dans l’œuvre résume les qualités attendues des aspirants à la gestion de la chose publique et de la destinée collective. Ces qualités sont entre autre le patriotisme, cette relation particulière à sa terre ; ces phrases de la page 136 sont assez expressives à ce sujet : « c’était sa terre. Il était elle. ».

Il s’agit aussi de l’Humilité et de la disposition à servir on peut ainsi lire à la page 110 que FAM « se prenait pour l’infiniment petit prêt à se sacrifier pour une cause plus grande » sans doute le bien être de son peuple. Il y a par ailleurs la simplicité et le respect des règles, on voit par exemple ce personnage subissant l’incurie et le manque de conscience professionnelle d’une guichetière dans une banque sans se sentir le devoir de brandir sa carte de visite à la page 154. On note également l’humanisme lorsque le candidat FAM exposant sa profession de foi à l’occasion de l’élection présidentielle affirme : « une société conduite par des capitalistes purs et durs est vouée à la mort de l’homme. Or l’homme doit être placé au centre de toutes nos préoccupations » (p.105). Citons dans la même lancée l’intégrité que met en évidence l’attitude de FAM déclarant à la page 156 « je ne peux disposer de l’argent qui ne m’appartient pas » lorsqu’il découvre dans son compte bancaire, un virement visiblement destiné à acheter sa conscience. Nous n’oublierons pas l‘aptitude à rassembler quand le narrateur signale que pour FAM « les enfants de SY devaient se tenir comme les cinq doigts de la main. » et de questionner « Pourquoi vouloir, malgré le chagrin, couper un doigt malade s’il y a l’espoir de le guérir ? » (p. 171). Il y a naturellement la paire tolérance et rigueur que manifeste le traitement original que l’ équipe de FAM entend infligé aux dignitaires de l’ancien régime ; cette équipe exige de ceux- ci qu’ils « retroussent leurs manches. Ils n’auront pas, précise le nouveau chef de l’Etat, d’autre prison que celle de cultiver la terre (…) » leur « amnistie (…) est à ce prix » (p.168- 169). Et enfin, il y a les capacités intellectuelles (FAM est docteur en sciences politiques) et l’ancrage dans l’ésotérisme endogène ; il a « du ventre[7] » lit- on la page 112. Le personnage de FAM se conçoit dès lors en dernier ressort comme le tableau signalétique des critères définitoires des aspirants au leadership politique

P.A.N.Chef de Département de Français
Lycée MBELE / Libreville

[1] Milan KUNDERA, L’Art du roman, Paris, 2005 (réédition), p. 27.

[2] C’est la principale finalité qu’elle assigne à l’acte d’écriture dans l’épigraphe de l’œuvre prétexte de notre réflexion. Cf. p. 03

[3] L’intégralité de ce nom apparaît à la page 78

[4] Cette désignation définie apparaît 11 fois dans l’œuvre, comme un refrain, respectivement aux pages 16, 21, 22, 48, 49, 58, 66, 109, 129, 149 et170

[5] Point n’est besoin de rappeler ici que la notion de dynamique actantielle (avec les catégories de sujet- héros, d’objet, de destinataire, de destinateur, d’opposants et d’adjuvants) est due à Algirdas Julien GREIMAS, théoricien bien connu de tous ceux qui s’intéressent à la sémiotique narrative

[6] Canaan est un pays où coule le lait et le miel ; c’est la Bible (cf. le livre de JOSUE) qui en parle. Eldorado, pays imaginaire où l’on marcherait sur l’or, le diamant, le saphir et toutes les autres pierres précieuses a été décrit par VOLTAIRE dans Candide. Ces deux lieux ne sont sans doute que des allégories du paradis, cadre de vie envisagé comme dénué de toutes difficultés et empreint de bonheur, d’exaltation et de joie continuels

[7] Cette expression est un calque de la langue de l’auteur, elle évoque l’ EVU ;la croyance veut qu’il s’agisse d’une espèce d’oiselet avec lequel certains naissent ou que d’autre ingurgitent ; il est censé doter son porteur de moyens d’action et de potentialités surnaturels.

[8] Certains analystes éminents comme Charly Gabriel MBOCK dénient toute pertinence à ce concept ; arguant la prépondérance de la langue dans la classification d’une œuvre littéraire, ils soutiennent que la littérature africaine écrite en français ne peut être conçue comme étant africaine tout comme des littératures française d’expression anglaise ou russe d’expression portugaise sont inconcevables. Lire à ce sujet de cet auteur, Le Chant du Signe (Essai d’Anthropologie de l’orature), Presses Universitaires de la Nouvelle Orléans, Etats-Unis, 1999. Précisément le chap. XIII : « L’Africanité de la littérature africaine »

[9] Paris, Présence Africaine, 2001, 150 p.

 

24 mai, 2008

Nzimba théâtre 1995-1998 par Ozenga Nzoghe Nadia

Classé dans : scène — azokhwaunblogfr @ 14:02

  L’université Omar Bongo compte en effet plusieurs troupes théâtrales qui participent au mouvement culturel de cette institution universitaire et de la cité tout entière. Si certains textes présentés au public sont le fruit d’une plume alerte, belle et publiée, il n’en demeure pas  que de nombreux textes joués sont le fruits de jeunes talents et attendent encore de recevoir l’agrement d’une maison d’édition. Les thèmes représentés sont très variés et les auteurs multiples. Nadia Ozenga Nzoghé  ( psychologue de formation universitaire  et amatrice de la scène ) nous donne ici les grands textes joués et representés  par cette troupe de théâtre durant plus de trois ans.

 1995: « Le bruit » produit par AS Nziengui

 Acteurs: As, Roger Ella Mba, Kaas, jules Ngate, bijou (Jeanette Mbondzi), Nathalie Ndoume, pélagie Orevouno, Guy-patrick, Jean-aimé Nfoula, Jean bosco Edzang, Ndjengue Fidèle, Gacyen Mouely,Daudet. 

A la deuxième reproduction en 1996: certains ( a certains acteurs de 1995 , se sont rajoutées: nadia Ozenga Nzoghe et Chantale Hamann

1996:  » Cahier d’un retour au pays natal  »de  A.Césaire.

 Mise en Scène   Lamine, As, Roger Ella Mba.

Acteurs: Nadia Ozenga, Chantale Hamann, Mbondzi Jeanette, Orevouno Pélagie..

 « Eloge à la nature » mise en scène : Roger Ella.Mba

1997: « Négritude » mise en scène Roger,

acteurs: tous presque des garçons comme des filles se sont rajoutés, Nfono cosette, Mylène, Néné Patrick.

 « La retraite » de David Joamanaro, mise en scène Roger, kass, Aristide, Nadia Nzoghé.

Mise en scène Aristide Kassagoye et Jules.

nouveau acteurs: Cosette, Prisca, cornélia ,  Néné, patrick, Fidèle, chantale, ryad (le comorien), un jeune français professeur  de maths qui était acteur principal avec moi, son nom Bourghesi, Alvaro, Clotaire et

 » Le philosophe et l’avare« : mise en scène Roger et les trois metteurs en scène précités.

Acteurs: Chantal,  Nadia, Masta, Kaas, Fidèle, Mboulogou Guy-patrick, clotaire, Roger 

 » Le soulard  » de vincent de Paul Nyonda, mise en scène Ella Roger.  comédiens: Jules, Kass, Nadia, Jules.

1998: « Et les mots pour le dire arrivent follement » de Lucien Ditougou, mise en scène Roger Ella Mba,

acteurs: cosette, Pandzou Landry, chantale, moi, kaas, jules, jean patrick, néné patrick, clotaire, ryad.

« Le coup de vieux » de Sony  Labou Tansi et  Caya Makhélé,

1999: « Eyama » de As,

« Salve de sang » de Ken Sarow Wiwa,

« le Procès «  de Fidèle Ndjengue.

2000: « La Paques de Jésus » de Jean Bosco Edzang.

 Pièce écrite  par les élèves de Djoué Dabany: « le mariage troublé ».

 Actrice: Patricia Bavékoumbou.

Ozenga Nzoghé Nadia

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22 mai, 2008

Les peintres du Gabon

Classé dans : peinture — azokhwaunblogfr @ 12:31

lespeintresdelestuaire.jpg par Nocolas Bissek.

Paris, Karthala, 1999 – 159 p., ill. couleur – 22 x 29 cm
ISBN = 2865378993

La présentation des œuvres d’artistes de l’école gabonaise et de la peinture contemporaine au Cameroun
Felix Benoît Arenaut, Georges Mbourou, Marcelin Minko Minzé, Walker Onewin, Robert Oyono, Blaise Bang, Emati, Nazaire Kolo, Francis Mbella, Othéo, Spee, Hervé Youmbi

Formes, couleurs et lignes font appel à des visions de plusieurs mondes dans une culture plurielle et riche soutenue par la cosmogonie.

Des coups -de -coeur

Classé dans : publications gabonaises,suggestions de lecture — azokhwaunblogfr @ 10:43

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  biyaoula.jpg Voici mon coup de coeur du moment. Cet auteur est Daniel Biyaoula,  L’impasse et Agonies sont des somptueuses réalisations.

 Merci de nous donner le votre.

21 mai, 2008

BESSORA OU LE PRIX D’UNE NOUVELLE GENERATION

Classé dans : critique et analyse — azokhwaunblogfr @ 17:33

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Bessora ou le prix d’une nouvelle génération

Par Charles Edgar MOMBO

C’est la première fois que la littérature gabonaise se verra primer (au mois de mars 2008) d’un important prix littéraire : le Grand prix littéraire d’Afrique noire. Car de mémoire, aucun écrivain gabonais n’a été gratifié jusque là. C’est donc un honneur et une légitimation pour cette littérature, qui finalement, sort de plus en plus de sa jeunesse d’antan. Recevoir un prix littéraire, pour un écrivain, c’est voir consacrer une œuvre romanesque1 ou l’ensemble de la production d’un auteur. Dans la plupart des cas, le prix est octroyé à un romancier pour un ouvrage ou pour l’ensemble de son œuvre. Dans le cas de Bessora, c’est le dernier roman qui recevra cette récompense. Mais qu’est-ce qu’un prix littéraire ? A quoi peut-il servir ? Quelles sont les conditions d’attribution ?

Il n’existe point de définition type du ‘’prix littéraire’’. Plusieurs significations viennent s’accrocher à cette expression qui n’est pas tout à fait reconnue par les universitaires et spécialistes de la littérature. Ces derniers, comme le souligne Nathalie Heinich2, considéreraient les prix littéraires comme un objet « indigne », vu « la rareté des travaux existant sur ce sujet ». Le fait que les universitaires et les théoriciens de la littérature ne s’intéressent peut-être pas aux prix littéraires n’altère en rien l’idée que ces prix existent et font presque partie de la littérature favorisant ou non un nouvel accueil du romancier et de l’œuvre prévalus4.

1/ Naturellement, il existe plusieurs prix sur la poésie, la nouvelle… L’important ici est de présenter l’aspect proprement romanesque. Peut-être serions nous amener un jour à faire des comparaisons entre les prix littéraires romanesques et poétiques décernés aux créateurs africains en France. 2/ HEINICH (N.), L’Epreuve de la grandeur, Prix littéraires et reconnaissance, Editions La Découverte, p.29. 4/ Il suffit de s’en rendre compte lors de chaque rentrée littéraire où les éditeurs se bousculent afin de « faire passer » leur(s) livre(s) dont le seul but est de se voir primés.

De façon générale, deux sens contribuent à éclairer le terme ‘’prix littéraire’’. Il peut être perçu comme la reconnaissance de l’écrivain et de son œuvre. Il peut signifier également la réussite dudit écrivain. Laquelle réussite lui permet de rentrer dans une sorte de « grandeur » (pour ne pas reprendre Heinich). Ces reconnaissance et réussite sont ‘’attribuées’’ par un jury au terme d’un vote autour de deux ou plusieurs auteurs et ouvrages nominés. Et en France, la majorité, sinon l’essentiel des prix littéraires sont décernés en automne, précisément dans la première quinzaine du mois de novembre, laissant ainsi le temps aux différents membres des jurys le soin d’apprécier les œuvres. Même si les spécialistes ont tendance (et de plus en plus) à contester les méthodes de distribution des prix, il n’en demeure pas moins qu’ils occupent, l’espace d’un temps automnal, la vie littéraire en tous points. Sur un tout autre plan, le prix littéraire signifie aussi la réussite de la maison d’éditions. A ce propos, il faudrait estimer qu’elle joue un rôle prépondérant dans l’attribution d’un prix. J’ose croire que si Bessora était restée à Serpents à plumes (première maison d’éditions de l’auteur), elle n’aurait pas reçu, du moins par pour l’instant, un prix aussi important. Ce qui m’amène à penser que Gallimard ait pu « jouer » un rôle non moins nécessaire dans le succès de l’auteure. Or cette maison d’éditions fait partie des maisons qui, à l’instar de Grasset, Seuil et de plus en plus Albin Michel, voient leurs auteurs primés. Il faut dire que l’hégémonie de ces maisons d’éditions sur les prix littéraires est très ancienne1. Et souligner qu’en effet, « l’influence d’un éditeur sur les prix [devient] alors un élément de valorisation du capital » Plus le livre est vendu, plus il crée des bénéfices et le prix littéraires a ce génie de faire « exploser » les ventes d’un ouvrage. Attendons la confirmation ou non par Schiffano, directeur de la collection Continents noirs, à ce sujet. Pour Konop, les prix littéraires ressemblent plus « à une bataille ou à une course de chevaux qu’à autre chose. C’est le mieux placé qui qui gagne ». Cette conception du prix littéraire évacue, bien sûr, le « plaisir du texte » et surtout du lecteur…

Qu’à cela ne tienne, nous ne portons aucun jugement sur les conditions d’attribution des prix littéraires en France (car une fois de plus, même le grand prix littéraire d’Afrique noire est basé en France). Cette distinction, au sens bourdieusien, révèle bien sûr le caractère singulier et stylistique de Bessora dont Cueillez-moi jolis messieurs n’est que la consécration de ces différentes manières d’exprimer une vision du monde. Sûrement son installation à Paris, centre éternel de la littérature francophone voire mondiale peut-être reconnue comme une sorte d’entrance dans le monde fermé des prix et en considérant Paris comme la capitale symbolique de la production artistique et littéraire. A ce moment, l’écrivaine gabono-suisse demeure « instrumentalisée » par le jeu éditorial. Et ce prix littéraire confirme cette tendance en ce qu’elle ne ‘’maîtrise’’plus rien que son acte autorial. C’est aussi cela la conséquence de « l’épreuve de la grandeur ». Etant donné qu’elle ne fait qu’écrire, Bessora remplit sa tâche en ne s’adonnant qu’à l’écriture.

Avec ce prix, Bessora ouvre-là une voie/voix de la littérature gabonaise, en ce que de façon insidieuse ou non, elle fera retentir les sons et les gongs du roman et de l’ensemble d’une génération d’écrivains gabonais…de la diaspora. Toutefois, ce prix littéraire vient aussi tordre le cou à la pensée parfois minimaliste et insignifiante, mais préoccupante du « silence » ou du « soliloque » de la littéraire gabonaise. Assurément, avec Bessora entre dans le « sacro saint » de grands auteurs africains. Désormais, certains critiques pourraient alors regarder Autrement la littéraire gabonaise, à partir de cette distinction. Et les auteurs gabonais sauraient également bénéficier d’une audience plus large doublée d’une reconnaissance indiscutable. C’est peut-être un des chemins conduisant dans les grandes arènes éditoriales. C’est donc tout un pays qui est honoré.

Charles Edgar MOMBO

19 mai, 2008

Prolixe: Grégoire Biyogo

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 16:54

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De retour d’un long exil, Virgile revient discrètement en Atlantide, son pays natal, avec Ogooué son assitance, qui écrit le récit de ce retour. Virgile se remémore ses souvenirs d’enfance à Clowé, au bord du Trinidad, la mer du poète. Il redécouvre cette mer sur laquelle flotte l’odeur du pétrole, avec son paysage musical et ses fantômes.

ISBN : 978-2-296-05327-4 • mars 2008 • 190 pages

Cet auteur compte près d’une quinzaine de publications. Entre littérature, philosophie, Mvett, etc.

Elo, la fille du soleil de Maurice Okoumba Nkoghé

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 16:00

L’auteur de La Mouche et la glu revient avec Elo la fille du soleil

Pomi, pays où le pouvoir d’un prince tire à sa fin. Choisissant de construire un avenir pacifiste, celui-ci entreprend de chercher son successeur. Au coeur de cette épopée, Elo, personnage féminin attachant.

ISBN : 978-2-296-05281-9 • avril 2008 • 134 pages

14 mai, 2008

Le coup de gueule de Isis Mabiala:Où est la littérature gabonaise?

Classé dans : critique et analyse — azokhwaunblogfr @ 16:22

le monde litteraire gabonais est très intimiste.

la litterature au Gabon, semble se vivre de manière individuelle.

je me demande des fois si elle n’est pas question d’élite tant, très peu de gens lisent ou s’interessent vraiment à la lecture.

ma soeur m’appelle outrée car il a été célébrée à Libreville la fête des cultures.

il n’y a vait pas de rencontres litteraires.

pourtant, les écrivains sont sesnés être représentés par l’Udeg…

les gens ont beaucoup danser (tradition oblige)…

Il y a des choses à construire.

Il y a des politiques à mettre en place pour vulgariser le livre.

Cela, pour que les amoureux de la lecture ne se sentent plus isolés.

Nous avons de véritables perles litteraires qui restent anonymes

Pourquoi?

Un auteur rencontré au Centre Culturel Francais me racontait un jour comment les écrivains, une fois leur livre publié devait se transformer en VRP pour faire parler d’eux… ils se chargent de toute la promotion et parfois, doivent d’eux mêmes assurer le dépot-vente de leurs oeuvres dans les librairies de la place.

Pas étonnant qu’étant à l’interieur du pays, il est difficile de tomber sur certaines oeuvres. Bessora disait à la télévision en octobre dernier que l’état Gabonais devait créer des bourses pour les écrivains (comme cela se fait dans d’autres pays) car la litterature est un sacerdoce…… Les écrivains travaillent pour la plupart  dans des conditions pénibles pour pouvoir écrire et offrir de quoi lire.Heureusement que leur passion reste intacte et qu’ils arrivent tout de même à faire chanter les mots…

Pourquoi lors de la fête de la culture n’a t-il pas eu des stands spécialisés dans la littérature gabonaise en particulier et du reste du monde en général?

Isis Mabiala.

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