La plume et les mots du Gabon

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30 janvier, 2009

La littérature ne se résume pas au roman, au théâtre, à la poésie, à l’essai.

Classé dans : critique et analyse — azokhwaunblogfr @ 12:51

« Pour l’écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu’à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie. » (R. Barthes)

« La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. » (Fernando Pessoa) Si l’on s’accorde avec ces deux définitions, on ne peut pas dire que la littératre soit un tout que l’on peut résumer à des genres comme le roman, la poésie, le conte, l’essai, le théâtre comme semble nous le signaler la configuration que l’on se fait dans le microcosme que certains intellectuels ou pseudo -intellectuels du Gabon. 

Qu’on se le dise une fois pour toute la littérature est un vaste champ ouvert  pratiquement interdit à toute classification. Et pour le dire avec Auguste Moussirou Mouyama:

 » Je ne pense pas qu’un bon critique soit forcement un bon romancier par exemple. Je ne pense pas que quelqu’un, aussi diplômé soit-il, soit forcement un bon romancier. il y a donc quelque part un piège de penser que le littéraire, c’est celui qui a fait de haute études, de penser que le libellé delivré par telle ou telle université nous autorise à écrire des romans. Je pense qu’il y a des terres fertiles, qui n’ont été à l’université, mais qui peuvent produire » in Notre Librairie , n° 105, avril-juin, 1991, pp. 48-49.

Le mot littérature (du latin littera, « lettre », puis litteratura, « écriture », « grammaire », « culture ») désigne principalement

  • L’ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension esthétique (à la différence par exemple des œuvres scientifiques ou didactiques) : sens attesté en 1764 ;

  • Les activités de production et d’étude de telles œuvres : sens apparu dans la première partie du XIXe siècle ;
  • L’ensemble de textes publiés relatifs à un sujet, qu’ils aient ou non une dimension esthétique (d’après l’allemand Literatur, 1758). C’est en ce sens que l’on peut parler par exemple de littérature scientifique. L’expression littérature grise désigne les textes administratifs ou de recherche non publiés servant aux échanges entre professionnels d’une même discipline. La littérature peut se concevoir comme l’ensemble des œuvres qui utilisent les mots comme moyen d’expression; l’activité, le métier des écrivains,

Aussi, il est tout fait étonnant de lire par exemple sur une page web que le critique Obiang Fortunat Essono a sorti son premier roman, alors qu’il s’agit bien d’une oeuvre critique. Ce type de confusion vient du fait que nombre d’indivudus résument la littérature au roman et aux genres les plus souvent cités . Dommage.

 

Au centre culturel français le 30 janvier à 18 heures

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 11:07

Marie Constance Ndzeng Ebom présente son recueil de poemes,  » Lignes d’horizon » ce vendredi 30 janvier 2009 au Centre culturel français de Libreville à partir de 18 heures .

Que fait le ministère de la culture au Gabon?

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 11:02

Brice Koumba Levy poussait un coup de gueule qui a suscité parfois l’indignation voire la colère et même un certaine résignation tant ses propos font allusion à une réalité sombre, paralysante: l’artiste gabonais est misérable tant sur le plan social, il demeure méconnu et surtout démuni. Il doit lutter pour survivre au point où lorsqu’on le voit, il paraît un homme banal, flasque, épuisé par les tribulations de son métier. En fait, il ne peut être un homme heureux de faire ce qu’il veut avec facilité.

Cette note  de Jean Divassa Nyama témoigne des difficultés tant adminitratives que financières auxquelles doit faire face un écrivain:

 » Je ne me suis plus rendu à Port-Gentil à cause des impératifs de temps. J’ai d’abord privilegié les démarches pour mon voyage de Paris compte tenu du fait que les artistes doivent faire un parcours de combattant pour obtenir un billet et un visa pour voyager à l’extérieur du pays. Le Ministère de la Culture ne nous apporte pas son soutien dans ce sens »

 

C’est terrible de lire des message de cette couleur. Nous prenons la responsabilité d’affirmer que tout ceci n’est pas normal. Il faut que les artistes aient un minimum de traitement pour exercer leur profession. Certes rien de grand ne s’est fait au monde sans passion. Mais, il serait mieux que la passion se vive sans trop de tracas.

 

Nous espérons cependant voir Jean Divassa à PARIS et dans toutes les provinces du Gabon. Tel est son projet  avec le BRAC pour une caravane littéraire dans les établissements scolaires de Libreville et de l’intérieur du pays dès son retour de Paris.

 

 

 

 

22 janvier, 2009

Contes et débat traditionnel chez les punu: le sel, une denrée à multiples vertus

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 15:56

Il serait convenable de lire de lire le conte intitulé « la femme, l’étranger et le sel », dans cette oeuvre de Nza Mateki, pour mieux percevoir le caractère indispensable de cette denrée dont il a bien voulu nous en esquisser quelques bienfaits.

Dans notre société, le sel est à la fois un aliment et un médicament.

 

1- le sel sert à la cuisine.

2-L’eau salée est utilisée contre la varicelle, la conjonctivite, la gale, etc.

3-on applique un peu de sel sur des brûlures légères.

4-il est conseillé de se laver avec une eau contenant un sel spécial pour se purifier.

 5- les prêtres font goûter un peu de sel aux bébés lors des baptêmes

 6-les initiés traditionnels se frottent les mains avec du sel de cuisine pour se protéger des dangers d’origine mystique.

7-pour certains groupes ethniques, il est demandé d’inclure impérativement du sel dans la dot d’un mariage coutumier.

8- il est conseillé de tremper ses pieds dans l’eau tiède et salée pour se relaxer.

9- il est conseillé de répandre un peu de sel au seuil de sa maison pour anéantir les mauvais sorts.

10-le sel a joué un rôle important dans le troc des temps anciens.

11- En l’absence d’antiseptiques courants, li est conseillé de laver une blessure avec de l’eau tiède et salée.

12- le sel est souvent présent dans certains traitements de la médecine traditionnelle.

La cosmogonie gabonaise dans son ensemble pose  par le  le sel comment un élément indispensable pour un mieux vivre. Cette substance aux formes multiples ( gros ou fin) s’utilise à des fins aux tentacules multiples. Merci de nous en dire plus.

16 janvier, 2009

Dizouna Eléonore Bertille, alias Patrick Faudresse, une plume pour: Les Moustiques vengeurs

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 14:55

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Biographie :
Cadette d’une famille de quatre enfants, Bertile Eléonore Dizuna est née le 8 janvier 1972 à Libreville. Célibataire cette gabonaise a donné naissance à trois garçons. Elle vit en France depuis 2001. Après avoir été obligé de quitter son pays natal en 1999 où elle exerçait le métier de journaliste, elle a trouvé une nouvelle voie dans le pays de Voltaire: celle de l’écriture sous le pseudonyme masculin de Patrick Faudresse

 Son livre publié aux éditions Theles en 2007.

http://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINADizuna07.html à cette adresse lisez l’interview donner par cette écrivaine. Nous attendons vivement le deuxième tome ce son projet d’écriture.

Ceux qui ont déjà lu le tome 1 seront très gentils de bien vouloir nous faire partager leurs impressions et leurs réflexions.

Alexis Abessolo, de l’apparence , au texte puis à la scène: un artiste aux vagues tumultueuses

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 12:08

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C’est par le biais de la scène en tant que représentation du social et de la pensée des hommes qu’Alexis Abessolo sait jouer des mots pour susciter l’émotion, engranger les discussions, peaufiner la réflexion par des jets de sons et des balancements d’humeurs variants au gré des constats amers et douleureux, pathétiques et frustrants. 

Les partitions vers lesquelles il conduit son public peuvent faire naître la confusion ou le refus de soi, tant la gradation et parfois la légèreté avec laquelle il exploite des thématiques relevant du grave, de la vraisemblance et pourtant du vrai, conforte le public dans son désir perpétuel d’un dépassement d’un horrible présent. 

Un présent ahurissant, effrayant qui sème le flou sur le futur tout en se confinant dans un passé très euphorique et qui donnait l’impression aux compatriotes d’Alexis Abessolo de vivre dans un paradis terrestre, aux richesses multiples et infinies. Certains d’entre eux s’amuse à créer ce monde féerique autour de vies fantasques où le clinquant insolent se mêle à misère la plus farouche et aux infections les plus puantes et les plus virulentes. Plus un pas sans un sidéen, plus un bistrot sans alcoolo-dépendant, plus un seul centre médical ayant des médicaments, plus une seule route en bon état, plus un seul canal sans ordures, plus une seule demeure sans cri  ni larmes. Un chaos se dessine à l’horizon, tout le monde le pressent, toute la ville en parle, mais apparemment cela effraie sans que les actions multiples convergent vers sa démolition. 

Face à la sécheresse des sentiments, à l’inflation de « l’avoir » les hommes deviennent tous les mêmes en regardant autour d’eux et ne trouvent que creux, boues, sang pourri, trous, puits sans fonds. Seul l’écho des voix retentissant dans une sorte de  » when I was » ou un semblant de  » como era un ser » fait croire à une existence meilleure.  

Mais hélas, cela ne tient qu’à des fils très faibles, d’une couleur claire obscure, oscillant entre le gris et le sale, entre la mal bouffe,  l’intoxication, la désinformation, la médisance, l’intéressement, la paresse, le goût pour la facilité, la délation, la calomnie, le manque de retenue, l’incapacité à se dire qu’en fait nous ne sommes tous que des hommes, des humains pleins de défauts et assortis de quelques qualités qu’il serait convenable de préserver et de mettre au service de tous. 

Abessolo récuse un certain parasitisme social, ce plaisir que d’aucuns ont à ne jamais rien acheter, même pas leur propre place pour suivre un spectacle fut-il celui de leur frère   » même père, même père ». Cet assistanat perpétuel, tue les projets, confine l’homme à la dépendance et à l’engourdissement. 

Les femmes quant à elles véritables « escrocs » des temps modernes ne se contentent plus de séduire le plus beau, le plus jeune et le plus riche. Il leur faut tout : voyage, voiture, virement bancaire, villa. Avec ce quatuor, elles se croient les reines du monde en même temps qu’elles demeurent des dindons de la farce  à  polygamie voilée. Toujours prêtes à se faire farcir pour une nouvelle et somptueuse voiture et ce détriment de ce qu’elles appellent et réclament à gorges déployées: la personnalité. 

Oui, il en faut de la personnalité, mais vu comme c’est parti, il est temps que chacun et chacune prennent leurs responsabilités et se demandent s’ils ont fait et bien fait leurs devoirs envers eux-mêmes. C’est à cette réflexion que nous invite la mise en scène de cet homme de théâtre, de cinéma dans le feu de ses diverses,  toniques, effrayantes,  tristes, cocasses, actions. Cependant, ce n’est pas toujours tendu comme un rat qui va aux pommes que notre homme de culture  monte sur les planches. On va encore faire comment ? La résignation se trouve ainsi généralisée. Où est l’homme, mut, Oma, fam

 

Mpenga Annie Lucienne. 

jean Divassa Nyama à Port-gentil le 30 janvier 2008

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 10:23

 Le lauréat du grand prix littéraire d’Afrique noire 2008 sera à Port-gentil le 30 janvier 2009 pour une multitude de conférences. Vous êtes tous cordialement invité.

13 janvier, 2009

Dimbokro: Un bâteau qui reliait les villages, les villes et les coeurs.

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 15:19

En lisant  » Echos du chemin » on apprend sur un plan historique que nombre de bâteaux reliaient les villes de Lambarené et de Port-gentil. Mais en dehors de Dimbokro, l’auteur de ce livre nous informe que la maison Hatton et Cookson avaitdeux bateaux qui avaient pour noms le Falaba et la Gambia . La société des Chargeurs avait le sien désigné l’Eclaireur. Il faut reconnaître que ces bateaux étaient d’un tonnage

se situant en dessous des capacités de nos bateaux actuels. Ils étaient surtout destinés

au transport du courrier et d’un volume moyen de produits de premières nécéssités. Ce sont là nos suppositions compte tenu des difficultés de cette époque reculée.

 

N.B. Nous n’omettons pas le fait que les textes littéraires doivent d’abord privilégier le langage, les formes textuelles, la beauté du dire, les grands mythes, Mais le texte littéraire peut et doit  aussi véhiculer des informations.

9 janvier, 2009

Alain Nzigou Moussa: Un nouveau poète gabonais dans la cour

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 11:31

alainmoussavounzigou.jpgDans les veines de ces poèmes coule la vie de leur auteur qui raconte, avec le timbre grave de ceux dont on a un jour fait couler le  sang et la sueur autant que les larmes, les étapes de la déception qui fige, de la séparation qui mutile, de l’exil qui essouche, de l’échec qui rabaisse, mais qui malgré tout ont gardé au coeur une espérance et à qui le rêve vient encore

Un recueil de poème à lire.

Il est paru en 2008, aux éditions Anibwé à Paris. ISBN  : 978-2-916121-12-3.Il coute 12 euros.

8 janvier, 2009

COFFRET DES OEUVRES DU DU LAUREAT DU GRAND PRIX LITTERAIRE D’ AFRIQUE NOIRE 2008

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 15:54

copiede08couvcalebassem.jpg Ceci est le coffret des trois oeuvres de Jean Divassa Nyama il coute 27 euros en France. Nous nous rapprocherons de l’auteur pour en savoir plus sur le prix de ce coffret qui peut faire office d’un cadeau de la saint Valentin. La mise en scène du matériel linguistique dans ces textes mérite que l’on s’y arrête.

Bonne lecture.

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