La plume et les mots du Gabon

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22 février, 2010

ALBERT LONDRES: TERRE D’EBENE, un vrai délice

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 11:07

arton1775e3556.jpg En Afrique noire la France n’a pas dépassé le minimum » Un poing est par moments plus salutaire qu’une caresse. » in Terre d’ebene, Albin Michel, 1929 pour la première édition, celle que nous avons lu est publiée chez serpent  à plumes à Paris en 2007. p. 273.

 le chapitre XXVI intitulé  » retour au Gabon » est partculièrement croustillant et rend compte de la réalité sociologique ( empoisonnement, héritage, mort, amour fleuri , amour flétri, tristesse et envie d’exil, intrigue familial, etc.).Une écriture narratologique entre analepses et prolepses, un champ ouvert.

 les chapitres XXVII » Le drame du Congo-Océan » et ceux qui suivent sans oublier l ‘épilogue sont une jolie reflexion sur l’Afrique noire,  Sur ce que l’on a fait et que l’on fait d’elle, poussée plus loin, ce livre incite à l’emergence synonyme de confort, de respect de l’humain et des bonnes conventions sociales.

   UN VRAI REGAL

« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » Cette maxime d’Albert Londres résume bien l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes français.

19 février, 2010

NZA MATEKI:LE DETOUR

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 14:22

LE DETOUR.  Ce roman est vendu à Libreville par la Maison de la Presse en face de l’hotel Ré Ndama au prix de 7500 euros et par  la librairie Livre plus en face de Gabon contact qui est non loin de Pélisson. Il seraaussi vendu par la caravane des écrivains gabonais qui va se déployer prochainement.

18 février, 2010

La trilogie de Jean Divassa Nyama en Arabe: présentation d’un déplacement réussi

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 15:23

presentationarabe.jpg

Journal

Rubrique : Littérature 

  

Photo 1: présentation francophone.jpg 

Légende 1: Au centre, Hannan Mounib, initiatrice de la traduction, entourée à droite de Jean Divassa Nyama, à gauche de Michel Cadence, son éditeur.

  

photo 2: présentation arabe.jpg 

Légende 2:  Jean Divassa et les 4 traducteur de ses romans, dont Rifaat Sallam, le coordonnateur au centre.

  

photo 3: reception.jpg 

Légende 3:  Tapis rouge pour Jean Divassa avec à droite La professeur Hannan Mounib (GEBO) et le professeur  Julien Kilanga Musinde (OIF)

  

Auteur de l’article : Elimane ched. 

  

Titre :

Le Caire : tapis rouge pour Jean Divassa Nyama 

  

Du 29 janvier au 4 février 2010, l’écrivain Jean Divassa Nyama a été l’invité d’honneur du pavillon international au 42ème Book Fair (Salon International du Livre du Caire). Une manifestation colossale (à l’échelle pharaonique) qui regroupe près d’un millier d’éditeurs et plus d’un million de visiteurs.

L’écrivain gabonais le plus lu à l’étranger était invité, en compagnie de son éditeur, par le General Egyptian Book Organisation (GEBO) à l’occasion de la traduction et de la publication en langue arabe de ses trois romans formant la trilogie de La Calebasse. Il a participé à de nombreux colloques, rencontres, et manifestations littéraires dont trois retiendront notre attention.

Intertitre :

Le passeur de la culture africaine 

(photo1) 

La première rencontre se tenait dans le cadre de la journée de la francophonie, avec traduction simultanée en arabe, français, anglais et italien. Modérée par la professeure Hannan Mounib (Directrice exécutive au GEBO), outre Jean Divassa Nyama, ont participé Michel Cadence (Editions Ndze) et le Professeur Julien Kilanga Musinde représentant S. E. Abdou Diouf, Secrétaire général de L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Madame Mounib a tout d’abord rappelé les conditions dans lesquelles elle a rencontré Jean Divassa Nyama. Au salon du livre de Paris de mars 2009, elle a remarqué un écrivain africain devant lequel on faisait la queue pour les dédicaces. Elle a acquis la trilogie, et l’ayant lue, a perçu le rapport qu’elle avait avec La trilogie du Caire du prix Nobel égyptien Naguib Mahfouz.  Elle a aussitôt pris la décision de faire traduire les trois romans en langue arabe.

Jean Divassa Nyama, a tout d’abord remercié l’Assemblée Nationale, en la personne de son Président, Guy Nzouba Ndama qui, conscient de l’importance de faire connaître la dimension culturelle du Gabon à l’étranger, a en partie financé sa venue en Egypte. Avec la simplicité et l’humilité qu’on lui connaît, il a ensuite résumé les trois récits.

Puis Michel Cadence a présenté les caractéristiques littéraires de celui qui est considéré comme le leader de la NLA (nouvelle littérature africaine). Une littérature désegmentée (récits, contes, dialogues, poèmes se mêlent dans la fiction), enracinée (on puise l’inspiration dans la tradition précoloniale) et émancipée : né après les indépendances, l’écrivain est libéré de ce complexe qui a habité les premiers romanciers d’Afrique qui avaient connu le statut d’indigène.

La parole a enfin été donnée au Directeur des langues et de l’écrit de l’OIF, Julien  Kilanga Musinde qui a développé ce qu’il appelle le troisième degré de l’œuvre de Jean Divassa Nyama, et qui se traduit par un nombre impressionnant de thèses de doctorats soutenues en Europe comme en Amérique sur les trois romans de La Calebasse. Il a conclut par ces mots : « Monsieur Divassa, vous êtes le passeur de la culture africaine vers la culture arabe. »

  

Intertitre :

Une trilogie qui en rappelle une autre 

(photo 2) 

Le temps fort de ce séjour est la présentation le mardi 2 février, devant une salle comble, des trois romans en version arabe, en présence des 3 traducteurs (un par roman) et du coordonnateur, Monsieur Rifaat Sallam qui a assuré l’unité de style de la traduction. Une conférence intégralement en arabe.

Monsieur Rifaat a présenté l’œuvre dans sa globalité, puis chaque traducteur a parlé de son roman. La chaleur et l’émotion qui se dégageaient des propos montre à quel point les brillants écrivains égyptiens traducteurs se sont passionnés pour des textes venus du cœur de l’Afrique noire. Certains points étaient si étrangers à leur façon de penser, qu’ils n’arrivaient pas à les traduire. Ils se sont adressé à des étudiants gabonais du Caire qui les ont aidé avec enthousiasme.

Les questions n’ont pas manqué. D’ordre littéraire : « Vous êtes-vous inspiré de N. Mahfouz pour écrire votre trilogie ? »

« Non, a répondu Jean Divassa, j’ai écrit les trois romans de La Calebasse avant de lire ceux du Prix Nobel égyptien »

D’autres plus générales : « Quels sont les rapports entre le Gabon et les pays arabes ? »

Jean Divassa leur a parlé du lycée Mohamed Harissani, ainsi que du Centre médical égyptien, pour mettre en évidence que des liens forts existent déjà.

Une question a porté sur… le foot ! Evidemment, un supporter n’a pu s’empêcher de rappeler que l’Egypte venait de gagner la CAN. Jean Divassa, devenant chroniqueur sportif pour l’occasion a souligné les progrès importants accomplis par le team gabonais.

Un participant n’a pas caché que cette rencontre lui a permis de découvrir que le Gabon est beaucoup plus qu’un simple membre de l’OPEP, mais qu’il recèle une culture riche et profonde

  

  

Intertitre :

Tout le raffinement de l’Orient 

(photo 3) 

Impressionné par les interviews télévisés et radios, ainsi que par les articles dans les journaux consacrés à Jean Divassa Nyama, un riche mécène et poète Gamal El-Shaer, a organisé en son honneur une soirée privée dans un palais datant du Moyen-Âge, au cœur du vieux Caire, face à une magnifique mosquée du Xème siècle. Confortablement installé dans un fauteuil de tradition pharaonique (ébène incrusté de nacre et d’ivoire) l’écrivain gabonais a assisté à un concert de musique arabo andalouse, suivi d’un récital de chants traditionnels, le tout entrecoupé de lectures de poèmes en arabe, mais aussi en français. Jean Divassa a découvert le raffinement, la subtilité de la culture orientale, mais aussi sa sincère ouverture vers les  autres.

  

Laissons la conclusion à son Excellence, Monsieur Joseph Bill Mamboungou, ambassadeur du Gabon en Egypte, venu au salon rencontrer et  féliciter son compatriote :

  

« Jean Divassa Nyama, vous êtes l’ambassadeur de la culture gabonaise »

France : Victoire Lasseni Duboze présente son recueil de poèmes « Au bout de mes rêves »

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 14:18

France : Victoire Lasseni Duboze présente son recueil de poèmes « Au bout de mes rêves » doc doc2.doc

LASSENI DUBOZE : UN POETE

 

17 février, 2010

PATRICE MOUDOUNGA MOUITY SIGNE SON SECOND OUVRAGE :

Classé dans : autres domaines — azokhwaunblogfr @ 15:21

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 Paris, L’Harmattan, ISBN : 978-2-296-10919-3 • février 2010 • 182 pages

Cet ouvrage renseigne sur la curialisation insistante du pouvoir au Gabon, offrant ainsi à partir du paradigme éliasien de la société de cour une lecture sur une politique de palais favorisant la fragilité de l’Etat. Le fait de cour permet de dévoiler l’immobilisme de tout un pays et explique un développement qui tarde à se faire sentir. Ce livre informe sur la sociologie d’un groupe au pouvoir, les codes, les réflexes, les imaginaires et les imaginations locales potentiels qu’il implique.

Après votre lecture de l’ouvrage, laissez vos commentaires, vos suggestions,  etc. 

NZA MATEKI: LE DETOUR

Classé dans : critique et analyse — azokhwaunblogfr @ 14:55

Le juste milieu entre tradition et modernité: LE DETOUR

Premier roman de cet auteur, diplomate à la retraite, nous intrigue et nous transporte dès la première page.

le style simple et limpide nous aide à mieux cerner la vie, les habitudes et coutumes d’hommes et de femmes dont le village est menacé de destruction, pour laisser place à une voie de communication viable, donc à la modernité.

Les villageois bien décidés à ne pas se laisser faire, s’organisent pour que si changement il y a, cela leur profite et fasse prospérer et perdurer leur village.

L’intrigue semble bien simple mais elle tient la route. Cela d’autant que l’on en apprend beaucoup sur les coutumes locales (semble-t-il du sud du Gabon). Une force de plus pour la narration est qu’elle est ponctuée par des dialogues friands de paraboles, bien rendues.

Ce roman se lit d’un trait. Ecrit au présent de l’indicatif, il nous permet d’accompagner les personnages dans leurs actions quotidiennes. C’est aussi, on peut le dire, une mini bible de détails ethnologiques.

Après son recueil « contes autour du feu », Nza Matéki nous surprend agréablement avec ce nouvel opus. Gageons qu’il nous en donne plus à l’avenir, car il semble être une véritable bibliothèque vivante.

 Titre:

Le détour 

 maison d’édition:

ALPHA-OMEGA 

 ISBN 9782911464483 

 Date de parution

2009-12-01 

 

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