La plume et les mots du Gabon

sociolinguistique, discours, littérature, arts

11 novembre, 2011

biographie de justine Mintsa: qui est cette romancière?

Classé dans : critique et analyse,mes auteurs,un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 14:29

biographie de justine Mintsa: qui est cette romancière? dans critique et analyse

Fiche, Un seul tournant Makosu de Justine Mintsa.

Biographie de l’auteur : Justine Mintsa fille d’un instituteur, est née dans la province du Woleu Ntem  et plus précisément à Oyem, au Gabon  le 9 avril 1957. Son mari fut le premier recteur de l’université des sciences et techniques de Makosu (située dans la province du Haut-Ogooué), socle anthropologique au sein duquel se déroule son roman intitulé Un seul tournant Makosu.  Enseignante de la langue anglaise à l’Université Omar Bongo de Libreville depuis février 1978,  Elle est maître assistante ( 1997)  à la Faculté des lettres et des sciences humaines. Cette romancière  a occupée les fonctions de directrice  de la troupe théâtrale Wolespeare  et de la revue Wawe du département d’anglais et surtout de directrice générale de la culture au ministère de la culture de son pays. Elle est considérée par certains critiques comme  une diva des lettres gabonaises au féminin. « On lui sait gré d’avoir forcé les portes des éditions Gallimard et d’avoir montré la voie à la postérité » (Grégoire Biyogo, Corpus des corpus, Paris, l’Harmattan, 2011). Elle est l’auteur de plusieurs œuvres dont une consacrée à la jeunesse.  A partir de 1996,  et ce pendant plusieurs années elle a présidée l’Union Des Ecrivains Gabonais  ( UDEG). Autour des œuvres de Justine Mintsa. Janvier, 1997,  Premières lectures   

Pays de l’auteur : Gabon Auteur : Justine Mintsa Edition : C.T.C.E. – Editions Haho Pays d’édition : Togo 

ISBN : 2-906718-70-X Prix : 3.61 EUR Nombre de pages : 42 Parution : janvier 1997 

 Résumé de Premières lecturesCette histoire raconte avec beaucoup de fraîcheur les charmes de l’enfance, le plaisir et la joie de lire. C’est aussi grâce à la pratique de la lecture que la jeune Obone s’éveille à la poésie, au théâtre, à l’amour et à la découverte de la culture occidentale à travers sa rencontre avec Brian. « Une nouvelle à la première personne qui, en quelques pages et avec subtilité, suggère les émotions et les questionnements d’Obone, adolescente éprise de lecture dans un milieu où cela ne se pratique pas. » (Takam Tikou no 10, 2003, p. 67). 

 Larme de cendres, Editions Tira, à Alger,  roman paru en 2011, présenté le 2 décembre 2011 à Libreville. 

Histoire d’Awu (roman)  Histoire d’Awu est une histoire simple : c’est le destin cruel d’une femme de cœur dans l’Afrique rurale contemporaine, entre traditions absurdes et injustices administratives. Mariée à un homme encore jeune, mais veuf, et dont le cœur est encore pris par celle qui a disparu. Awu, en langue fang du Gabon signifie la mort. 

Histoire est servie par une écriture fine et sûre, à une sorte de sérénité malgré les désillusions, la méchanceté humaine, est présent aussi sur la tradition des mœurs en Afrique. Sa vie a filé comme une tragédie, en trois actes rapides. Le temps de faire ce qu’elle devait et tout était fini, arrêté à cette image au-delà de laquelle son existence perdait son sens : « Ils étaient habillés comme pour un bal. Mais ce fut un bal singulier que leur. Un bal plané à la fin duquel, sur les grosses feuilles vertes du superbe kaba ocre, avaient éclos d’étranges roses, grosses, rouges et chaudes ; et, sur la chemise jaune délicatement amidonnée, ruisselait en abondance une encre rouge et chaude, qui emportait dans sa course des promesses et des rêves » Passage magnifique qui revient plusieurs fois dans le livre c’est celui de la baignade dans la rivière. Baignade symbolique car elle symbolise la renaissance. L’importance de l’eau. MAGNIFIQUE Publié par Malice 

Un seul tournant Makosu (journal, roman ) 

Œuvre publiée en 1994 aux éditions de La pensée universelle à Paris. 146p. Puis, en 2004, il a été réédité aux éditions  L’Harmattan à Paris.  Résume : Il s’agit là d’un journal ponctué d’humour et de pathétique d’une jeune femme dans une université d’un pays en voie de développement qui pourrait être le Gabon.
Sous cette forme originale, avec une sensibilité certaine, les problèmes posés par les jeunes universités africaines, avec en arrière-plan politique, une démocratie balbutiante. 

Bibliographie de  Justine Mintsa 1992 : Un seul tournant Makosu , Paris, La pensée Universelle. 1997 : Premières lectures, Lomé, Hahoo, (livre de jeunesse) 2000 : Histoire d’Awu . Paris, aux éditions, Gallimard. 

 Pour en savoir plus sur cette romancière, lisons : Oumdouba Ouédraogo. « Un seul tournant Makousu » Amina 344 (Déc.1998), p.80. Interview. [Consulté le 2 mars 2005]. Pierrette Herzberger-Fofana. « Interview de Justine Mintsa (Gabon) » , Littérature Féminine Francophone d’Afrique Noire. Paris : L’Harmattan, 2000,pp.401-405. 

Naguib Arzel « Roman gabonais : la vérité d’une femme Justine Mintsa Histoire d’Awu » afrik.com mercredi 12 avril 2000. [Consulté le 2 mars 2005]. Pascaline Mouango. « Le ministère de la Culture exhorte les femmes à communiquer avec leurs enfants en langue maternelle » Amina 399 (Juillet 2003) (Supplé p.xx.). Interview. [Consulté le 2 mars 2005].  Quelques critiques 

Le personnage féminin dans Histoire d’Awu de Justine Mintsa 

Justine Mintsa s’affirme comme romancière au service de la tradition et surtout des femmes dans toute son œuvre. Dans Histoire d’Awu, la femme y a une place de choix vu que c’est elle Awudabiran, le personnage éponyme. Si Obame Afane représente l’homme éclairé sur tous les plans, s’il constitue un excellent modèle de réussite sociale, il n’en demeure pas moins qu’Awudabiran son épouse, est l’héroïne principale de l’œuvre. D’ailleurs, ce choix n’est pas fortuit car, en parcourant les notes annexes du roman, on note que l’écrivaine ambitionnait déjà de faire cette création l’œuvre de la femme. Ainsi le roman dressera le statut de la femme dans une société en pleine mutation. La femme, dans une Afrique nageant dans le respect inconditionnel des traditions, est valorisée dans cette œuvre. C’est pourquoi, notre étude s’articulera autour du seul personnage féminin d’Awu (bien qu’il y ait d’autres femmes), peinte avec toutes les qualités d’épouse et de mère ; avec ses vertus qui font d’elle un être qui s’affirme et qui aura finalement une place de choix dans cette société. La tradition est utilisée par certains pour asservir la femme. Mais c’est au nom de cette tradition qu’Awu réorganisera la vie à Ebomane. Nous le verrons à travers cette analyse progressive que la femme jadis, objet dont on pouvait se défaire à tous moments, est en fin de compte le seul salut possible de l’homme. I-La femme prise comme objet 

Dans la ville d’Ebomane comme dans toutes les contrées Fang, la femme est souvent chosifiée car elle est considérée comme étant la possession de l’homme qui aura payé cher sa dot. Cela se justifie dès la page 12 « en échange de leur fille, la famille a reçu une somme rondelette, des pagnes, de la boisson et du bétail en quantité respectable… ». Ce passage nous plonge dans un vieux débat, celui de la pratique de la dot ou non. La femme en se mariant a donc un devoir de soumission et d’abnégation face à tous ses beaux-parents. Elle est partie intégrante des objets de son mari. C’est pourquoi, après la mort d’Obame Afane, Nguéma Afane qui est l’héritier des biens de son grand frère, devient automatiquement le possesseur de tout ce qui a appartenu à son défunt frère, dont Awu sa femme. D’ailleurs, il entend traiter celle-ci comme sa propriété. Cela continue pendant les funérailles et, on note avec effroi les supplices et l’humiliation dont est victime Awu, cette femme qui s’est durant des longues années sacrifiée pour le bonheur de son époux et de toute la famille. Mais la mort venue, ses beaux-parents se transforment en tortionnaires en la dénudant, la dépouillant de ses biens et, en lui introduisant le piment dans la porte de la vie. Awu est remerciée en monnaie de singe après tous ces sacrifices. Mais, elle va très vite de se reprendre et montrer aux yeux de tous que même en étant femme on a voix au chapitre. II- La femme amoureuse La lecture de l’œuvre s’ouvre sur une scène qui semble banale. Il s’agit d’Awu qui est entrain d’accomplir un acte quotidien, celui de faire de la couture. En effet, elle s’y applique et y croit car, de la même façon qu’elle transforme le tissu en vêtement, elle entend employer cette méthode magique pour construire sa vie, et celle de toute sa maison : « le point de chainette était plus que jamais le point de l’amour, le point de la vie ». Oui l’amour est ici célébré et Awu y croit pour bâtir solidement son couple. Pendant que pour sa bonne foi et sa bonne moralité Obame Afane « mettait un point d’honneur à être un bon père et mari responsable », Awu quant à elle refuse les artifices. Elle se veut bonne épouse et bonne mère par le cœur. Ce sont les principes qu’elle essayera d’inculquer à ses enfants pour leur épanouissement. L’écrivain fait ainsi du personnage féminin un idéal,un modèle absolu. On a envie de dire il vaut mieux être une femme car celle-ci est le garant de la stabilité, paix et de la prospérité du foyer. On s’aperçoit qu’Awu n’est pas une personne ordinaire tant ses qualités débordent les limites du réel et de l’imagination. Comme la plupart des jeunes femmes d’Ebomane, Awu s’engage dans le mariage très jeune (18 ans), et a des rêves pleins la tête. La romancière la classe parmi ces femmes aspirant au prince charmant. Celui d’Awu est Obame Afane dont elle est réellement amoureuse. Mais même cela c’est une nouveauté car les femmes dans nos sociétés traditionnelles n’avaient pas le temps de vivre des histoires d’amour romantiques. Awu aime et voudrait être aimée de son mari sans condition. Mais l’image de Bella, la première femme d’Obame est toujours présente dans l’esprit de ce dernier. Aussi, Awu est-elle malheureuse « bien sûr, elle l’avait pour elle seule toutes les nuits, mais le soupçonnait d’être ailleurs pendant qu’il se donnait à elle ».P13 Femme romantique, dévouée, fidèle, Awu croit en l’amour. Mais l’amour est ingrat vis à vis de la jeune femme. Awu se refuse à n’être qu’une « poule pondeuse », un objet de plaisir. Doit-elle toujours faire plaisir à l’homme et souffrir en silence ? Le rêve d’Awu est simple : « qu’un jour son mari la tienne par la taille et la serre très fort, à lui faire perdre le souffle ».p15 Mais il s’agit d’un rêve et, il ne se réalisera jamais car son amour partira très tôt. En dépit de toutes ces frustrations, Awudabiran ne démord pas, ne faillit pas à sa tâche. Jusqu’à la fin de son parcours avec son époux, elle rayonnera de bonheur et, amènera ses belles-sœurs à l’admirer et même à la défendre au besoin. III- Un monde au féminin 

Histoire d’Awu présente la femme comme un véritable support, qui garantitle rayonnement de la société. La femme est non seulement le pilier du foyer mais aussi celui de la société toute entière. Comme le dit Aragon «  l’avenir de l’homme est la femme  ». Et, l’avenir d’Obame Afane et de sa famille semble bien être ici Awudabiran. Le projet de la romancière n’est pas de changer les règles établies depuis des générations où l’homme serait le chef, mais de montrer que la femme est un être à part entière, qui ne s’oppose pas l’homme (pas un adversaire), mais qui se révèle être l’amie, le partenaire de l’homme. Ils sont complémentaires. Ainsi dans le roman, Awu veille à ce qu’il ne manque rien à la maison et à son mari. Elle vient en aide financièrement et moralement à toute sa famille dans la plus grande discrétion car elle sait où est sa place. La femme ici a l’image de la mère ; la mère de tout le monde. En définitive, en associant tradition et modernité, la romancière Justine Mintsa a voulu dévoiler aux lecteurs que nous sommes, la femme dans toute sa splendeur. Lire Histoire d’Awu c’est donner la parole aux femmes et, croire que l’homme et la femme ne font qu’un, une seul et unique personnePar Tyte Marie MABOUMA 

3 novembre, 2011

Irene Dembé une romancière, éducatrice, communicatrice: la femme poison

Classé dans : publications gabonaises,un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 8:21

irnedemb.jpg La femme poison”, tel est le titre du premier roman que cette enseignante de formation vient de commettre aux éditions Abdon Macaya à Libreville.

Irène Dembé. Le nom n’est pas inconnu des millions d’auditeurs de la chaîne panafricaine de radiodiffusion Africa n° 1. Celle qui est l’animatrice vedette des émissions “Tendresse”, un programme destiné aux âmes en quête d’amour et d’amitié diffusé tous les dimanches à 21h10 et “la Transafricaine”, un magazine consacré à l’actualité culturelle du continent et de sa diaspora à travers des reportages et interviews, diffusés le samedi à 9h10 temps universel, vient de faire un saut périlleux (?) dans l’univers des belles lettres. Un roman, le premier bébé littéraire, est intitulé “La femme poison”,en guise de rampe de lancement d’une aventure éditoriale qui va, nul doute, se poursuivre. Pour cette entrée en matière, les éditions Abdon Macaya basées dans la capitale politique gabonaise, Libreville, ont mis le pied d’Irène Dembé à l’étrier. “La femme poison” est la peinture romancée d’une satire sociale. Plusieurs ressorts thématiques fondent une parturition artistique qui vaut son pesant d’or. Irène Dembé assène un coup de massue sur la dépravation des mœurs, à la débauche, à l’alcoolisme… Des vices qui cancérisent de plus en plus, non seulement la société africaine postmodernité, mais aussi qui ont pignon sur rue dans les quatre coins de la planète terre.

C’est ainsi que la romancière fustige certains comportements de la gent féminine. Elle relève avec force arguments que beaucoup de “femmes ont tendance à oublier qu’elles ont un rôle important à jouer, s’agissant de l’épanouissement de la société. Certaines de nos sœurs tournent le dos à la dignité, oubliant qu’elles sont porteuses de vie et de surcroît éducatrices. Qu’adviendra-t-il si cette femme qui est censée transmettre des valeurs nobles ne connaît que la perfidie et la débauche ?” s’interroge-t-elle avant de décliner une réponse pas dénuée de toute pertinence. “Le monde sombrerait dans le chaos”. Le livre, conclut-elle, “est donc une invite à un Par xation sur l’argent. Cet argent qui est à l’origine de nombreuses tragédies : les décès et la folie.

Engrenage infernal

La trame de “La femme poison” tourne autour de Malamba, une jeune fille née dans les faubourgs de Landa, une ville côtière située au centre de l’Afrique. A Landa, les barrières qui séparent les classes sociales sont grandes. Il y a comme une sorte de fatalité .Quand on est issu des bidonvilles, il n’y a plus rien à attendre de la vie. Les jeunes garçons se noient dans l’alcool et consomment du chanvre indien à longueur de journée. Les filles, quant à elles, tombent enceinte avant même d’avoir 16 ans. Cependant, Malamba ne partage pas cette vision pessimiste de l’existence. Elle veut sortir de cet engrenage infernal. Elle fait le serment d’y parvenir par tous les moyens. Réalisant que la nature l’a dotée de formes particulièrement exquises, elle se sert de son corps. Les riches sexagénaires sont les proies de la belle qui multiplie les conquêtes amoureuses. La jeune femme devient une véritable experte dans l’art d’abuser de la faiblesse des hommes. Ces derniers sont envoûtés et capable de déposer monts et merveilles aux pieds de cette ensorceleuse. Malamba, femme insensible, ne se soucie guère de savoir si les actes qu’elle pose sont bons ou mauvais. Elle voue un culte à l’argent. Et n’hésite pas à écarter de son chemin toutes les personnes qui s’opposent à sa quête.

Jacques, l’un de ses amants, sombre dans la folie, ne supportant pas le dédain de celle qu’il considère comme une véritable déesse. Idouka, une autre victime de la belle, perd toutes ses ressources financières. Ndiaye, le multi millionnaire, assassine sa propre mère pour qu’il n’y ait plus d’obstacle entre la jeune femme et lui. Malamba sème la désolation autour d’elle. La compassion ? La probité morale ? Tout cela n’a pas de réel intérêt à ses yeux. La belle quitte le toit paternel sans le moindre remord. Et parvient à mener une vie de reine. A la mort de son époux Ndiaye, elle devient immensément riche. Mais les années passent et la belle ressent un mal être. En dépit des billets qui s’étendent à perte de vue dans son coffre fort, il y a un manque que Malamba essaie de combler. Alors qu’elle est âgée de 50 ans, elle tombe éperdument amoureuse d’un étudiant âgé d’une vingtaine d’années qui sera assassiné par un rival fou de vengeance.

“La femme poison”, est un roman qui interpelle les consciences et donc destiné à toutes les composantes de la société. Une posture qui trahit par ailleurs les nombreuses casquettes qu’arborent fièrement l’écrivaine. Enseignante, animatrice radio, responsable de plusieurs structures associatives, Irène Dembé affiche sa passion pour l’écriture. Pour un coup d’essai…Un coup de maître ? Les lecteurs le diront !

Par Alain NJIPOU(Le Messager)

Irène Dembé, La femme poison, éditions Abdon Macaya, Libreville, 2010, 1500 exemplaires.

2 novembre, 2011

Sylvie Ntsame:bibliographie, une femme, une oeuvre.

Classé dans : un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 8:55

  Sylvie Ntsame est née en 1964, elle est secretaire au cabinet du ministre d’Etat et de l’habitat entre 1996 et 1999. Puis, elle devient  secrétaire particulière du Directeur de cabinet du premier ministre entre 1999 et 2009, puis  directeur de cabinet du ministre délégué à l’enseignement supérieur en 2009, ensuite , elle occupera le poste de  la secrétaire particulière du ministre de l’agriculture en 2009 avant de devenir directeur des équipements au ministère du transport.

 Bibliographie: Correspondance administrative et diplomatique ( 1ère édition en 2001, 2ème en 2003, 3ème en 2008.

La fille du komo ( roman, 2004, Paris, L’Harmattan)

Malédiction (roman, 2005, Paris, L’Harmattan)

Mon amante, la femme de mon père (roman, 2007, Paris, L’Harmattan)

Femme libérée battue,  (roman, Libreville, les éditions Ntsame, 2010)

le soir autour du feu ( contes, Libreville, Les éditions Ntsame, 2010)

 

Autres activités.

Présidente de l’association des écrivains gabonais depuis 2006

Fondatrice des éditions Ntsame crées et inaugurées en janvier 2010.

Présidente de l’association sourire à l’enfance démunie crée en 2001

 

1 novembre, 2011

Jean Baptiste Abessolo Evina: le père du roman policier gabonais

Classé dans : un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 13:10

 Né en 1932, il aime le genre policier et offre à l’institution littéraire gabonaise les premiers polars :

 Cameroun/ Gabon, le DASS passe à l’attaque, publié à Paris, aux éditions L’Harmattan, collection polars noirs en 1987. En 1994, il récidive dans la même maison d’édition et dans l’identique collection avec le titre DASS  passe à l’attaque. Il sera suivi par Janis Otsiemi dans cette perspective scripturale où le crime, l’argent, la drogue, le sexe, la violence sont présents.

12 septembre, 2009

ambouroue Avaro: un scientifique, un historien, un homme de terrain

Classé dans : un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 7:12

ambouroue.jpg 

Joseph AMBOUROUÈ-AVARO est né à Port-Gentil le 17 août 1934, de Pierre-Auguste AVARO (clan Abulia) et Flavienne NWENIMBA (clan Adjiwè). C’est cette date qui devait devenir, selon son père, celle de la fête nationale. C’est lui, en effet, avait-il confié, qui aurait suggéré à Léon MBA (premier Président du Gabon) auquel il était lié au sein du BDG (Bloc Démocratique Gabonais) et dont il fut Ministre, de faire de la date du 17 août la date commémorative de l’indépendance du Gabon.

Après son Bac sanctionnant ses études secondaires au Collège BESSIEUX de Libreville, Joseph AMBOUROUÈ avait obtenu une bourse qui devait lui permettre de faire des études supérieures d’histoire-géographie à la Sorbonne. Cette bourse lui fut coupée pour des raisons extra-universitaires. C’était, sans nul doute, pour le punir pour son militantisme au sein de l’AGEG (Association Générale des Étudiants du Gabon) et de la FEANF (Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France). Il était courant, en effet, que les militants de ces organisations estudiantines subissent des suppressions de bourse malgré leurs réussites universitaires alors que d’autres qui cumulaient les échecs, mais qui étaient bien vu, continuaient à en bénéficier. Il dut alors compter sur ses propres forces et c’est ainsi qu’en travaillant il réussit à décrocher ses diplômes d’études supérieures.

Tous ceux qui l’ont connu, à n’importe quel niveau, ont retenu de lui son optimisme qui ne l’empêchait pas pour autant d’avoir conscience de la dure réalité, son éternel sourire, son sens de l’humour, sa gentillesse, son sens aigu de la famille et de l’amitié, sa générosité, son intégrité morale et son refus, à ses risques et périls, de toute compromission et de toute corruption. On sait, par exemple, qu’il n’hésita pas à refuser une enveloppe… ; ce dont on peut raisonnablement penser qu’on lui en a tenu rigueur.

C’est le 17 novembre 1978 qu’il disparut tragiquement dans un accident dont les circonstances n’ont jamais été éclaircies, alors qu’il était aux commandes d’un avion qu’il avait loué à l’AERO-CLUB de Libreville.

LE PROFESSEUR ET LE CHERCHEUR

a)- Le Professeur

Joseph AMBOUROUÈ-AVARO fut avant tout Professeur d’histoire-géographie, une discipline qu’il enseigna d’abord en France après la suppression arbitraire de sa bourse, puis au Gabon (Lycée Léon Mba, École Nationale d’Administration, Facultés des Lettres et des Sciences Humaines de Libreville). Ses étudiants et ses collègues se souviennent de sa compétence, de sa rigueur, de sa maîtrise de sa matière, de ses talents pédagogiques et de sa grande patience. Au Gabon, il exerça sa fonction d’enseignant dans des conditions particulièrement difficiles. En 1972 par exemple, il échappa de peu à la vague d’arrestations qui, sous prétexte d’un complot communiste, fut suivie de l’emprisonnement notamment de feu Joseph RÉNDJAMBÉ, de feu Pierre-Louis AGONDJO-OKAWÉ, et d’un certain nombre d’étudiants. Il subit alors, comme d’autres, les interrogatoires musclés du redoutable policier français Georges CONAN et des pressions de toutes sortes. Mais rien n’y fit. Il fit preuve de sa force de caractère et ne céda à aucune compromission.
C’est dans le cadre de son enseignement et bien que sous surveillance qu’il fut promu Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Libreville, de 1975 à 1978. C’est pourquoi un Amphithéâtre de l’Université Omar BONGO (UOB) porte son nom. Dans cette fonction il fut, aux dires de tous, unanimement apprécié tant sa principale arme administrative fut son savoir-faire, le recours à la persuasion et non à la contrainte.

Malgré ses compétences administratives, il ne resta pas longtemps Doyen. A la suite d’une grève déclanchée par les étudiants pour protester contre leurs conditions de vie et d’études, il fut remercié puis nommé Directeur de la coopération universitaire, un poste purement formel dans la mesure où, comme il devait le confier, il n’avait même pas de bureau.

b)- Le chercheur

Professeur, Joseph AMBOUROUÈ-AVARO, d’une grande curiosité intellectuelle, fut aussi chercheur. Il entama ainsi une profonde réflexion sur différents sujets tels que la périodisation de l’histoire africaine, les indices de datation que contient la tradition orale, les grandes lignes de l’histoire du Gabon, une possible comparaison entre les structures des sociétés de la Grèce archaïque et celles des sociétés africaines. Tout cela ne fut, malheureusement pas mené à bien, ce qui ne l’avait pas empêché de faire des communications aux différents colloques ou conférences internationaux auxquels il participa.

L’ŒUVRE

C’est dans le cadre de ces recherches qu’entre l’œuvre qu’il nous a laissée : sa thèse de Doctorat de 3ème Cycle : Un Peuple Gabonais à l’Aube de la Colonisation : le Bas-Ogowè au XIXe siècle, publiée en 1981 avec le concours du Fonds International pour la promotion de la Culture (UNESCO), chez KARTHALA. Il s’agit, comme dit précédemment, d’une thèse dont Joseph AMBOUROUÈ-AVARO reconnaissait lui-même le caractère éminemment provisoire et qu’il avait l’intention de reprendre en vue d’une publication. Sa mort en a disposé autrement. Il reste que cette thèse qui porte principalement sur les ORUNGU est une grande contribution à la connaissance du BAS OGOWE au XIXème siècle. Comme devait le noter l’un de ceux qui ont parrainé cette publication posthume : « L’effort d’AVARO a porté principalement sur l’étude minutieuse et érudite d’une région du GABON : le BAS OGOWÈ et plus précisément le royaume Orungu. Il s’est particulièrement attaché à situer la crise culturelle qui a accompagné la colonisation et la difficulté des Gabonais à reconstruire leur personnalité. AVARO a opéré une véritable percée qui a permis de mieux appréhender la vision interne des sociétés africaines et la logique de leur évolution. Il a notamment montré comment la logique organique d’une civilisation originale, qui avait lentement construit sa culture, en équilibre avec le milieu naturel, s’est trouvée évincée par l’irruption des valeurs d’échange… ».

7 mai, 2008

Qui était françois Meyé?

Classé dans : un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 10:09

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 François Méyé  est né au lac Ayem dans le disctrict de Ndjolé- République Gabonaise-vers 1920, de parents gabonais , groupe ethnique fang. Il fit de bonnes études primaires dans les écoles françaises de la Mission Protestante de l’Ogooué ( Société des Missions Evangéliques de Paris). En 1937 il fut admis à l’Ecole Supérieure du Gouvernement à Brazzaville. Il en sortit en novembre 1940, major de sa promotion ( Section normale). Nommé Instituteur il occupe pendant six ans les postes de Directeur d’école à Dolisie et à Brazzaville au Moyen Congo ( ancienne A.E.F.)

 De 1947 à 1949 il exerce les fonctions de  »Chef de Secteur Scolaire » dans la région du Woleu Ntem au Gabon.

 En 1957 il est élu à l’Assemblée Territoriale du Gabon, Devenue Assemblée Législative le 28 novembre 1958. Il est reélu Député le 12 février 1961.

Monsieur François Méyé a été Membre du Gouvernement de la République Gabonaise du 9 novembre 1960 au 16 janvier 1964

Ministre des finances du 9 novembre 1960 au 20 février 1963

Ministre du travail du 20 février 1963 au 16 janvier 1964

Il a ensuite exercé les fonctions de Directeur de l’Enseignement au Ministère de l’Education Nationale de la République Gabonaise du 30 septembre 1965 au 5 août 1966

Promu Administrateur-Civil le 17 décembre 1966, il a travaillé au ministère de l’information en qualité de  » Chargé de Mission),  ce qui lui a permis de mettre au point une documentation sur « l’Histoire du Gabon »

Cet homme de culture s’est très tôt intéressé à la culture négro-africaine. Ses travaux littéraires ont été publiés dans diverses revues de l’ancienne A.E.F. et du Gabon.

Signalons  » Souvenirs de saison sèche », roman non encore édité et dont une partie a été publiée de 1942 à 1944 dans le  »Bulletin de l’Enseignement de l’A.E.F.

Ce grand homme de culture a reçu la distinction de Cheveleir de l’Ordre des Palmes Académiques.

Merci de nous donner des informations relatives à l’écriture de cet homme. Nous ne possedons de lui qu’une seule copie de  » Les récits de la forêt » publié par Editions Paul Bory b.p 79-Monte-Carlo ( Pté) imprimé à Monaco ( T. 1500-D.10/70), en 1970. 93 pages

Selon Virginie Coulon  ce texte est classé sous les genres contes-nouvelles

 

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