La plume et les mots du Gabon

sociolinguistique, discours, littérature, arts

18 février, 2012

la lagume perdue, le nouveau récueil de poème de jannys kombila

Classé dans : information publique — azokhwaunblogfr @ 9:59

la lagume perdue, le  nouveau récueil de poème de jannys kombila dans information publique safe_image.php?d=AQBgawR66T9K8crL&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fwww.bod.fr%2Fmedia%2Fbook_images%2F9782810624546_cover159 Jannys Kombila, est un professeur de théâtre qui a fait ses humanités et l’Ecole Normale Supérieure de Libreville. Cette publication est la 13ème. Il peut à juste titre être considéré comme un écrivain  prolixe au regard du rythme de ses publications ses cinq dernières années.

Indications bibliograhique:

date de parution: février 2012

éditeur: Book on demand

nombre de pages: 56.

ISBN:978-2-8106-2454

  Pour en savoir plus sur sa biographie,retenons que  cet auteur est né à port-Gentil au Gabon en 1976, il diplomé de l’Ecole nationale d’art et manufacture du Gabon et de l’Ecole Nationale Supérieure de son pays. Il est professeur de théâtre.

Une romancière :Okoumba Simbou Diane Laure signe NUit blanche à Marrakech

Classé dans : information publique — azokhwaunblogfr @ 9:35

 

Nuit blanche à Marrakech : Le mystère originel

 Ce que nous dit la presse à ce sujet:

Ce roman d’aventure nous entraine dans une intrigue amoureuse et à la fois historique. Cependant, c’est également une découverte de Marrakech bien à la manière de la romancière. « Laissez-vous surprendre et découvrez Marrakech comme jamais vous ne l’avez vu! », écrit Diane Laure pour présenter son ouvrage.
L’aventure commence « Le même jour, à la même heure », quand « un père et son fils voient leurs vies basculer. Pour l’un, le destin devient plus que confortable, pour l’autre, ça vire à … ».

  • Indications bibliographiques

Broché:303 pages, Editeur :AM Communication des auteurs des livres (1 février 2012), Langue :Français, ISBN-10:2364970032, ISBN-13: 978-2364970038

BIbliographie:

Okoumba Simbou Diane Laure, l’écrivaine de 29 ans, vit dans le sud de la France. Ce livre est « ma façon à moi de bricoler un peu de merveilleux que j’aimerai partager avec vous. », confie-t-elle. Une découverte qui ne fera, certes, que méditer encore davantage sur les mystères d’un Marrakech au cœur de l’histoire.

 

janis otsiemi: Le chasseur de luciole: le nouveau roman policier de cet auteur prolixe

Classé dans : information publique — azokhwaunblogfr @ 8:50

janis otsiemi: Le chasseur de luciole: le nouveau roman policier de cet auteur prolixe dans information publique safe_image.php?d=AQDruqqo6fj8EvAV&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fpolar.jigal.com%2Fphotos%2Fjigalpolar%2F99_photo_prod Après Peau de balle, la bouche qui mange ne parle pas, cet auteur nous revient en ce mois de février , aux éditions jigal à Marseille avec un nouvel opus dans la verve du roman policier dont il maîtrise l’art en faisant des petits bébés à la langue française.  Ce nouvel opus peut s’acquérir à la fnac, à sur internet et sera bientot disponible à Libreville à la maison de la presse.

 
ISBN 978-2-914704-83-0
FEVRIER 2012
Grand Format
125 x 195
208 pages

Prisca otouma, un passé-présent: Un instant d’Ameridées

Classé dans : information publique — azokhwaunblogfr @ 8:39

« Dans cette poétique très classique et bien prompt à l’exposition d’une introspection dotée d’une envie forte et résolument interrogative sur ce que l’on a été, ce que l’on est  et ce que l’on deviendra, l’auteur passe en revu un passé-présent et un avenir incertain avec pour prérogative essentielle: comment être? Comment vivre? , Vivre: cette difficile mission ». C’est en ces termes que la plume et les mots du Gabon (par Annie Charnet.M.) présente  à  Virginie Coulon créatrice de l’ UDAF( Université  Michel  de Montaigne et Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine.)  le recueil de poèmes de ce docteur en littérature qu’est Prisca Otouma .

ce recueil de poème est publie en 2012, aux éditions édilivre, il contient 66 pages,

 et son ISBN est: 978-233-247-5350Un Instant d'ameridées

 

 Prisca Otouma est docteur en littérature, spécialiste de poésie ( Senghor et Baudelaire), aimant le gospel, elle est épouse , mère et vit Montpellier.

 

28 décembre, 2011

Nicolas MBA Zué et le byere: Une étude sémiotique du rite.

Classé dans : Non classé — azokhwaunblogfr @ 18:58

Nicolas MBA Zué et le byere: Une étude sémiotique du rite. Nicolas-MBA-Zué

Le byere (ou byeri) est le plus important rite initiatique des Fang du Gabon, de Guinée Equatoriale, du Congo et du Cameroun. Mitsim à la quête du byere paternel est un récit étiologique, qui raconte l’histoire de son origine. Récit mythique autant qu’initiatique, Mitsim semble codifier une pratique qui ne pouvait s’offrir que dans le rituel de l’initiation. La construction du savoir qui y est à l’oeuvre se fait par étapes, ce que symbolisent fort bien les différentes épreuves auxquelles est soumis le sujet Mitsim. La grille de lecture choisie, la sémiotique, permet de mettre en exergue à la fois ce qui est manifeste et latent, conjoncturel et permanent, superficiel et profond dans ce texte issu d’une culture souvent mal connue, malgré la profusion de discours qui ne résultent pas toujours de sa connaissance, mais la desservent plutôt.
 

Biographie de l’auteur

Nicolas Mba-Zue est né le 6 décembre 1958 à Oyem. Etudes primaires à l’École Sainte-Anne de Libreville et Régionale d’Oyem. Etudes secondaires au CES d’Okondja et au Lycée d’Etat d’Oyetu, Etudes supérieures à l’Université Omar Bongo de Libreville et Paul Valéry de Montpellier où il obtient, en juin 1984, le diplôme de doctorat de 3e Cycle en Littérature et civilisation françaises. Il est Maître-Assistant au département de Lettres Modernes de l’Université Omar Bongo où il enseigne, depuis 1984, les méthodes critiques.
 
 Cette étude critique et sémiotique est aisée à lire. Bien écrite et formalisée de telle sorte que le lecteur en tire plusieurs connaissances, elle invite tant à reflexion qu’à la comprehension de l’importance de ce rite dans le topos où il est pratiqué.

Leonora Miano: un auteur à visage et à formes multiples

Classé dans : ma bibliothèque — azokhwaunblogfr @ 18:11

 Après l’intérieur de la nuit ( 2005) , contours du jour qui vient  ( 2006 et goncourt des lycéens) Gonco, Tels des astres éteints ( 2008)  Blues pour Elise ( 2010), Ces âmes chagrines  ( 2011), me voici prete à vous dévoiler ce que je trouve particulièrement singulier dans l’oeuvre de  Léonora Miano ( grand prix littéraire d’Afrique noire en 2011 pour l’ensemble de son oeuvre , à propos de laquelle , elle précise qu’elle n’est pas encore achévée. Voilà l’auteurq ue j’ai choisi de visiter en cette année 2012. J’espère la suivre au fil de mes lectures et de mes analyses. Une invitation à mon voyage vous est d’ailleurs lancé. Commençons par L’intérieur de la nuit et rendez vous dans un mois pour le point.

13 décembre, 2011

Le dernier voyage du roi de Peter Ndemby: une poétique du revers et de la débrouillardise institutionnalisée

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 11:26

peterndemby.gifLe Dernier Voyage du Roi de Peter Ndemby
Libreville, mars 2011, Les éditions Maganga, roman 
ISBN : 9782919487011 ; prix 15,00 euros ( 10.000 CFA); Paru le 2011-03-01 ; 157 p. 

Voilà une écriture non seulement fine mais aussi reflexive sur les conditions d’insertion des jeunes et de la prise de pouvoir dans une Afrique gangrenée par la magouille et le manque d’interêt porté à ceux dont les noms ne résonnent pas au sein de l’orchestre gouvernemental. Qui entendra la voix des pauvres, des désargentés, des marginaux et de quelques intellectuels en quête d’un monde où il fait mieux vivre? 

10 décembre, 2011

La chute du Padouk par Elie Elisabethe: l’homosexualité en Afrique subsaharienne

Classé dans : publications gabonaises — azokhwaunblogfr @ 10:56

elieelisabethe.jpg La chute du Padouk, récueil de nouvelles publié en 2011 aux éditions odette magnagna à Libreville, soulève avec brio la question de l’homosexualité masculine. En effet  les relations humaines vécues au nord  et truffées de difficultés ( homophobie),  ne sont pas dépourvues de toute dépréciation sous les tropiques. Cette réalité  connue de tous semble cependant, toucher comme sur une corde très sensible, ceux qui s’y trouvent , la vive et se positionnent comme des victimes. Pourtant, il va falloir affronter ce type de relation intime entretenue par deux personnes de même sexe . Cette dernière semble se  developper inexorablement sous les yeux des défenseurs de la vie à deux entre deux sexes opposés. Entre malédiction et conjectures, l’ouverture à ces faits sociaux est semble t-il une possible avancée, car elle sort les ignorants ou les homophobes de leur monde idéal.

Avec cette publication, l’auteur, un enseignant de français de profession, se pose après Angèle Rawiri ( Fureurs et cris de femmes) comme un homme libre, un poète capable de pousser la littérature vers des sentiers moins explorés, dont grillons  de pierres qui parsèment cette voie, sont parfois en inédéquation non seulement avec l’éthique mais aussi avec la morale. 

  La chute du padouk

ISBN 978-2-919487-15-8

prix:7000 cfa, disponible  à Libreville et à Port-gentil, à Paris.

Dr Charnet Mpenga

 

11 novembre, 2011

biographie de justine Mintsa: qui est cette romancière?

Classé dans : critique et analyse,mes auteurs,un homme, une femme — azokhwaunblogfr @ 14:29

biographie de justine Mintsa: qui est cette romancière? dans critique et analyse

Fiche, Un seul tournant Makosu de Justine Mintsa.

Biographie de l’auteur : Justine Mintsa fille d’un instituteur, est née dans la province du Woleu Ntem  et plus précisément à Oyem, au Gabon  le 9 avril 1957. Son mari fut le premier recteur de l’université des sciences et techniques de Makosu (située dans la province du Haut-Ogooué), socle anthropologique au sein duquel se déroule son roman intitulé Un seul tournant Makosu.  Enseignante de la langue anglaise à l’Université Omar Bongo de Libreville depuis février 1978,  Elle est maître assistante ( 1997)  à la Faculté des lettres et des sciences humaines. Cette romancière  a occupée les fonctions de directrice  de la troupe théâtrale Wolespeare  et de la revue Wawe du département d’anglais et surtout de directrice générale de la culture au ministère de la culture de son pays. Elle est considérée par certains critiques comme  une diva des lettres gabonaises au féminin. « On lui sait gré d’avoir forcé les portes des éditions Gallimard et d’avoir montré la voie à la postérité » (Grégoire Biyogo, Corpus des corpus, Paris, l’Harmattan, 2011). Elle est l’auteur de plusieurs œuvres dont une consacrée à la jeunesse.  A partir de 1996,  et ce pendant plusieurs années elle a présidée l’Union Des Ecrivains Gabonais  ( UDEG). Autour des œuvres de Justine Mintsa. Janvier, 1997,  Premières lectures   

Pays de l’auteur : Gabon Auteur : Justine Mintsa Edition : C.T.C.E. – Editions Haho Pays d’édition : Togo 

ISBN : 2-906718-70-X Prix : 3.61 EUR Nombre de pages : 42 Parution : janvier 1997 

 Résumé de Premières lecturesCette histoire raconte avec beaucoup de fraîcheur les charmes de l’enfance, le plaisir et la joie de lire. C’est aussi grâce à la pratique de la lecture que la jeune Obone s’éveille à la poésie, au théâtre, à l’amour et à la découverte de la culture occidentale à travers sa rencontre avec Brian. « Une nouvelle à la première personne qui, en quelques pages et avec subtilité, suggère les émotions et les questionnements d’Obone, adolescente éprise de lecture dans un milieu où cela ne se pratique pas. » (Takam Tikou no 10, 2003, p. 67). 

 Larme de cendres, Editions Tira, à Alger,  roman paru en 2011, présenté le 2 décembre 2011 à Libreville. 

Histoire d’Awu (roman)  Histoire d’Awu est une histoire simple : c’est le destin cruel d’une femme de cœur dans l’Afrique rurale contemporaine, entre traditions absurdes et injustices administratives. Mariée à un homme encore jeune, mais veuf, et dont le cœur est encore pris par celle qui a disparu. Awu, en langue fang du Gabon signifie la mort. 

Histoire est servie par une écriture fine et sûre, à une sorte de sérénité malgré les désillusions, la méchanceté humaine, est présent aussi sur la tradition des mœurs en Afrique. Sa vie a filé comme une tragédie, en trois actes rapides. Le temps de faire ce qu’elle devait et tout était fini, arrêté à cette image au-delà de laquelle son existence perdait son sens : « Ils étaient habillés comme pour un bal. Mais ce fut un bal singulier que leur. Un bal plané à la fin duquel, sur les grosses feuilles vertes du superbe kaba ocre, avaient éclos d’étranges roses, grosses, rouges et chaudes ; et, sur la chemise jaune délicatement amidonnée, ruisselait en abondance une encre rouge et chaude, qui emportait dans sa course des promesses et des rêves » Passage magnifique qui revient plusieurs fois dans le livre c’est celui de la baignade dans la rivière. Baignade symbolique car elle symbolise la renaissance. L’importance de l’eau. MAGNIFIQUE Publié par Malice 

Un seul tournant Makosu (journal, roman ) 

Œuvre publiée en 1994 aux éditions de La pensée universelle à Paris. 146p. Puis, en 2004, il a été réédité aux éditions  L’Harmattan à Paris.  Résume : Il s’agit là d’un journal ponctué d’humour et de pathétique d’une jeune femme dans une université d’un pays en voie de développement qui pourrait être le Gabon.
Sous cette forme originale, avec une sensibilité certaine, les problèmes posés par les jeunes universités africaines, avec en arrière-plan politique, une démocratie balbutiante. 

Bibliographie de  Justine Mintsa 1992 : Un seul tournant Makosu , Paris, La pensée Universelle. 1997 : Premières lectures, Lomé, Hahoo, (livre de jeunesse) 2000 : Histoire d’Awu . Paris, aux éditions, Gallimard. 

 Pour en savoir plus sur cette romancière, lisons : Oumdouba Ouédraogo. « Un seul tournant Makousu » Amina 344 (Déc.1998), p.80. Interview. [Consulté le 2 mars 2005]. Pierrette Herzberger-Fofana. « Interview de Justine Mintsa (Gabon) » , Littérature Féminine Francophone d’Afrique Noire. Paris : L’Harmattan, 2000,pp.401-405. 

Naguib Arzel « Roman gabonais : la vérité d’une femme Justine Mintsa Histoire d’Awu » afrik.com mercredi 12 avril 2000. [Consulté le 2 mars 2005]. Pascaline Mouango. « Le ministère de la Culture exhorte les femmes à communiquer avec leurs enfants en langue maternelle » Amina 399 (Juillet 2003) (Supplé p.xx.). Interview. [Consulté le 2 mars 2005].  Quelques critiques 

Le personnage féminin dans Histoire d’Awu de Justine Mintsa 

Justine Mintsa s’affirme comme romancière au service de la tradition et surtout des femmes dans toute son œuvre. Dans Histoire d’Awu, la femme y a une place de choix vu que c’est elle Awudabiran, le personnage éponyme. Si Obame Afane représente l’homme éclairé sur tous les plans, s’il constitue un excellent modèle de réussite sociale, il n’en demeure pas moins qu’Awudabiran son épouse, est l’héroïne principale de l’œuvre. D’ailleurs, ce choix n’est pas fortuit car, en parcourant les notes annexes du roman, on note que l’écrivaine ambitionnait déjà de faire cette création l’œuvre de la femme. Ainsi le roman dressera le statut de la femme dans une société en pleine mutation. La femme, dans une Afrique nageant dans le respect inconditionnel des traditions, est valorisée dans cette œuvre. C’est pourquoi, notre étude s’articulera autour du seul personnage féminin d’Awu (bien qu’il y ait d’autres femmes), peinte avec toutes les qualités d’épouse et de mère ; avec ses vertus qui font d’elle un être qui s’affirme et qui aura finalement une place de choix dans cette société. La tradition est utilisée par certains pour asservir la femme. Mais c’est au nom de cette tradition qu’Awu réorganisera la vie à Ebomane. Nous le verrons à travers cette analyse progressive que la femme jadis, objet dont on pouvait se défaire à tous moments, est en fin de compte le seul salut possible de l’homme. I-La femme prise comme objet 

Dans la ville d’Ebomane comme dans toutes les contrées Fang, la femme est souvent chosifiée car elle est considérée comme étant la possession de l’homme qui aura payé cher sa dot. Cela se justifie dès la page 12 « en échange de leur fille, la famille a reçu une somme rondelette, des pagnes, de la boisson et du bétail en quantité respectable… ». Ce passage nous plonge dans un vieux débat, celui de la pratique de la dot ou non. La femme en se mariant a donc un devoir de soumission et d’abnégation face à tous ses beaux-parents. Elle est partie intégrante des objets de son mari. C’est pourquoi, après la mort d’Obame Afane, Nguéma Afane qui est l’héritier des biens de son grand frère, devient automatiquement le possesseur de tout ce qui a appartenu à son défunt frère, dont Awu sa femme. D’ailleurs, il entend traiter celle-ci comme sa propriété. Cela continue pendant les funérailles et, on note avec effroi les supplices et l’humiliation dont est victime Awu, cette femme qui s’est durant des longues années sacrifiée pour le bonheur de son époux et de toute la famille. Mais la mort venue, ses beaux-parents se transforment en tortionnaires en la dénudant, la dépouillant de ses biens et, en lui introduisant le piment dans la porte de la vie. Awu est remerciée en monnaie de singe après tous ces sacrifices. Mais, elle va très vite de se reprendre et montrer aux yeux de tous que même en étant femme on a voix au chapitre. II- La femme amoureuse La lecture de l’œuvre s’ouvre sur une scène qui semble banale. Il s’agit d’Awu qui est entrain d’accomplir un acte quotidien, celui de faire de la couture. En effet, elle s’y applique et y croit car, de la même façon qu’elle transforme le tissu en vêtement, elle entend employer cette méthode magique pour construire sa vie, et celle de toute sa maison : « le point de chainette était plus que jamais le point de l’amour, le point de la vie ». Oui l’amour est ici célébré et Awu y croit pour bâtir solidement son couple. Pendant que pour sa bonne foi et sa bonne moralité Obame Afane « mettait un point d’honneur à être un bon père et mari responsable », Awu quant à elle refuse les artifices. Elle se veut bonne épouse et bonne mère par le cœur. Ce sont les principes qu’elle essayera d’inculquer à ses enfants pour leur épanouissement. L’écrivain fait ainsi du personnage féminin un idéal,un modèle absolu. On a envie de dire il vaut mieux être une femme car celle-ci est le garant de la stabilité, paix et de la prospérité du foyer. On s’aperçoit qu’Awu n’est pas une personne ordinaire tant ses qualités débordent les limites du réel et de l’imagination. Comme la plupart des jeunes femmes d’Ebomane, Awu s’engage dans le mariage très jeune (18 ans), et a des rêves pleins la tête. La romancière la classe parmi ces femmes aspirant au prince charmant. Celui d’Awu est Obame Afane dont elle est réellement amoureuse. Mais même cela c’est une nouveauté car les femmes dans nos sociétés traditionnelles n’avaient pas le temps de vivre des histoires d’amour romantiques. Awu aime et voudrait être aimée de son mari sans condition. Mais l’image de Bella, la première femme d’Obame est toujours présente dans l’esprit de ce dernier. Aussi, Awu est-elle malheureuse « bien sûr, elle l’avait pour elle seule toutes les nuits, mais le soupçonnait d’être ailleurs pendant qu’il se donnait à elle ».P13 Femme romantique, dévouée, fidèle, Awu croit en l’amour. Mais l’amour est ingrat vis à vis de la jeune femme. Awu se refuse à n’être qu’une « poule pondeuse », un objet de plaisir. Doit-elle toujours faire plaisir à l’homme et souffrir en silence ? Le rêve d’Awu est simple : « qu’un jour son mari la tienne par la taille et la serre très fort, à lui faire perdre le souffle ».p15 Mais il s’agit d’un rêve et, il ne se réalisera jamais car son amour partira très tôt. En dépit de toutes ces frustrations, Awudabiran ne démord pas, ne faillit pas à sa tâche. Jusqu’à la fin de son parcours avec son époux, elle rayonnera de bonheur et, amènera ses belles-sœurs à l’admirer et même à la défendre au besoin. III- Un monde au féminin 

Histoire d’Awu présente la femme comme un véritable support, qui garantitle rayonnement de la société. La femme est non seulement le pilier du foyer mais aussi celui de la société toute entière. Comme le dit Aragon «  l’avenir de l’homme est la femme  ». Et, l’avenir d’Obame Afane et de sa famille semble bien être ici Awudabiran. Le projet de la romancière n’est pas de changer les règles établies depuis des générations où l’homme serait le chef, mais de montrer que la femme est un être à part entière, qui ne s’oppose pas l’homme (pas un adversaire), mais qui se révèle être l’amie, le partenaire de l’homme. Ils sont complémentaires. Ainsi dans le roman, Awu veille à ce qu’il ne manque rien à la maison et à son mari. Elle vient en aide financièrement et moralement à toute sa famille dans la plus grande discrétion car elle sait où est sa place. La femme ici a l’image de la mère ; la mère de tout le monde. En définitive, en associant tradition et modernité, la romancière Justine Mintsa a voulu dévoiler aux lecteurs que nous sommes, la femme dans toute sa splendeur. Lire Histoire d’Awu c’est donner la parole aux femmes et, croire que l’homme et la femme ne font qu’un, une seul et unique personnePar Tyte Marie MABOUMA 

6 novembre, 2011

Nza Mateki, Felycité Minkoué: la presse en parle

Classé dans : La presse en parle — azokhwaunblogfr @ 14:37

Nza Mateki, Felycité Minkoué: la presse en parle dans La presse en parle pdf nzaminkoue.pdf

 

Dans l’article suivant, la presse parle de la dernière publication de Nza Matéki aux éditions Alpha. Bien plus, nous publions ici un article paru dans  le journal féminin Amina paru en avril 2009 et dont un article est consacrée à Félycité Minkoué une jeune gabonaise dont l’une des ambitions est la publications de ses manuscrits.

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